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 Trouble is a friend [Pv Anzai]

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ÉLÈVE DE LA CLASSE 3B
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MessageSujet: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Sam 22 Sep - 20:41

C’est avec un brin de précipitation que j’ai quitté le gymnase du lycée encore très animé, guidée par Anzai. J‘ai l‘impression qu‘une atmosphère étrange flotte autour de nous. La sensation éphémère de sa main dans la mienne un plus tôt persiste sur ma peau, comme une chaleur douce attisée par la proximité créée par la situation présente. Mais une barrière invisible vient tout contredire, chacun restant dans un silence gêné. Je me demande un instant où cette soirée va nous mener. Le « tête à tête » de la piscine avait été le résultat d’un pur hasard, mais cette fois c’était le contraire. Le cœur battant, je réaliste que c’est une opportunité de rapprochement en or. Ma petite Hikaru, il serait temps de te jeter à l’eau peut-être. Mais ma timidité martèle qu’il est hors de question de précipiter les choses. Non, laissons le temps faire, c’est plus naturel. « Erreur fatale, Hikaru! » me lance ma raison mais j’ignore cette remarque sachant pertinemment que jamais je n’aurais assez de cran pour oser dire quoi que ce soit. J’ai eu des heures entières de cours pour me rendre compte de mes sentiments, impossible de les nier. Mais mon style classique et old school disant que ce n’est pas à la fille de faire le premier pas n’est qu’une excuse pour cacher que j’ai en réalité une peur bleue de me prendre un râteau monumental. Bref, timidité + amour = system error.
Anzai se dirige vers le portail du lycée, commençant à me distancer. Je le rattrape en vitesse et tente de laisser mon malaise de côté.

-Ano… Tu veux aller quelque part en particulier?

Les rues de Shibuya éclairées par les multiples enseignes et publicités déploient leur large panel de couleur alors que la nuit commence à tomber, apportant avec elle une brise fraîche. Nous sommes à présent arrêtés à un feu rouge dans la rue piétonne, à deux pas du Omotesando Hills, centre commercial récemment sorti de terre. Autour de nous la densité de population doit atteindre des sommets. Une majorité de lycéens et étudiants se pressent de toute part pour chercher les derniers vêtements ou accessoires à la mode parmi la clique tokyoïte. C’est la première fois que je viens ici car j’étais en France quand le centre a été construit. J‘avoue que je me sens un peu perdue, me sentant comme une étrangère venant de débarquer dans la capitale nippone. Le petit bonhomme sur le fond noir passe au vert et une nuée humaine s’engage sur le passage piéton. Je me fais bousculée par plusieurs personnes distraites et aie bien du mal à avancer vers le trottoir face à moi. Je n’en impose pas avec mon petit mètre cinquante-cinq à peine dépassé et tout frêle. On dit qu’être petit est pratique pour se faufiler de partout. C’est absolument faux.
Avec tout ça, j’en perds la trace d’Anzai qui était pourtant juste à côté de moi il y a quelques secondes. C’est donc seule que je me retrouve sur le trottoir, à le chercher parmi la foule qui commence à se disperser. Un nouveau souffle de vent balaie la rue et je frissonne, mon gilet étant trop léger pour m’en protéger. Par réflexe je resserre mes bras contre mon corps et me retourne dans tous les sens pour essayer de trouver le jeune homme. Le monde avait réussi à nous réunir, il ne va pas maintenant nous séparer?! Je continue à être ballotée dans tous les sens par la foule et me réfugie devant une vitrine un peu en retrait. C’est malin, il manquerait plus que ça finisse en lapin. Si on peut appeler ça comme ça. Tient d’ailleurs en parlant d’appeler, Dieu créa l’homme et l’homme créa le téléphone portable. Technologie indispensable, vient à mon secours!
Je farfouille dans mon sac et en sort l’objet sacré. Un coup d’œil dans le répertoire… et je n’ai pas son numéro. Evidemment. Mon plan tombe à l’eau et je sens une montée de stress s’emparer de moi. Une série d’injures défilent dans mon esprit et je peine à trouver une solution. Jusqu’à ce qu’une paire de basket familière se plante devant moi. Tiens donc. A qui elles sont déjà? Je relève les yeux et… Anzai! Hallelujah!

-Désolée je t’avais perdu…

Je bredouille en passant une main dans mes cheveux, gênée. C’était bien la peine d’en faire tout un plat. Idiote!
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ÉLÈVE DE LA CLASSE 3B
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Dim 30 Sep - 19:08

Tout allait trop vite pour le pauvre cerveau embrumé d’Anzai Ken. Il était un sportif lui, pas un matheux ! Le rapport ? On ne le saura pas vraiment. Qu’importe, son cerveau était encore bloqué sur l’épisode de la piscine, c’est pour dire … Il n’avait pas vraiment dit volontairement qu’il avait envie qu’elle vienne le voir à l’un de ses matches de Basket. C’était plutôt … spontané. Mais il s’en félicitait intérieurement car, grâce à cette proposition anodine, il avait pu gagner le match grâce à sa présence et ses encouragements, et maintenant ils se dirigeaient vers le cœur du quartier de Shibuya pour aller fêter la victoire des basketteurs d’Hikakuen … En tête-à-tête. Oui, Ken avait assez entendu les braillements de ses coéquipiers pour ce soir, et malgré sa timidité assez déroutante, il n’avait aucune intention de laisser tomber à l’eau cette opportunité de passer un moment seul avec Hikaru, qui n’était pas le fruit du hasard cette fois.
Tout ça pour dire qu’après être sorti des vestiaires, aperçu la jeune fille et bredouillé quelques mots, il l’avait entraîné à l’extérieur du bâtiment scolaire en lui tenant timidement la main pour ne pas l’oublier dans le hall. Enfin non, il ne serait sans aucun doute pas parti sans elle, mais elle aurait bien pu ne pas le suivre, non ? Après tout, peut-être avait-elle accepté l’invitation par pure politesse. Ken, tu réfléchis bien trop. Il avait très rapidement lâché sa main, bien trop gêné pour faire perdurer ce simple geste pourtant si banal dans les cultures occidentales, et signifiant tant pour un Japonais. Et il avait proposé d’y aller. Ils s’étaient donc aussitôt mis en route.

Les voilà maintenant dans le centre de Shibuya, non loin du centre commercial Omotesando Hills. Elle lui avait demandé s’il voulait se rendre dans un endroit particulier. Il était tellement absorbé dans ses pensées profondes du « comment ça va se passer ? » ou « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter ? » qu’il n’avait pas du tout réfléchi à un quelconque endroit où se rendre. « Eeeh, pas spécialement, je n’y ai pas vraiment réfléchi. Y a-t-il un endroit que tu préfères dans Shibuya ? » Erreur numéro une, faire le boulet irréfléchi comme il venait de le faire et laisser décider la fille. Un homme, un vrai, devait montrer qu’il gérait la situation quoi qu’il arrive. Mais peut-être n’était-il pas un homme ? Bah, n’importe quoi. En attendant, ils étaient planté sur le bord d’un trottoir, attendant le signal pour pouvoir traverser sur le passage piéton sans se faire faucher par une voiture.
Finalement le feu passa au vert pour les piétons et Ken se remit à marcher, pensant naïvement qu’Hikaru suivait juste à côté. C’était sans compter la foule incroyable qui se trouvait dans les environs, à croire que tous les jeunes de Tôkyô avaient décidé de zoner à Omotesando Hills le même jour, à la même heure. Génial. Une fois de l’autre côté, Ken secoua la tête dans tous les sens, mais aucune trace de la jeune fille qui l’accompagnait jusque-là. Mince, seconde gaffe. Instinctivement, Ken se mordit la lèvre inférieure, geste plutôt féminin en général, mais qu’il avait fini par adopter à chaque fois qu’il sentait qu’il avait fait une bourde. Il devenait plus inquiet à chaque seconde qui passait. Où était-elle passée ? S’était-elle fait kidnapper par un pervers profitant du manque d’attention du jeune homme ? Avait-elle été frustrée qu’il ne s’aperçoive pas de son absence et avait-elle rebroussé chemin ? La panique ne réussissait pas trop à Ken. Il refit le chemin en sens inverse, balaya les alentours du regard jusqu’à apercevoir une silhouette familière non loin d’une vitrine de magasin.

Ni une ni deux, Ken se précipita vers elle en courant et évitant du mieux qu’il le pouvait les passants pressés et râlant de se faire bousculer par cet étudiant malpoli, et arriva à la hauteur d’Hikaru, se plantant juste devant elle. Elle tenait son portable à la main, avait-elle cherché à le joindre ? Mais ils n’avaient pas les coordonnées l’un de l’autre, pas très pratique. Mais Ken n’avait pas osé le lui demander. Elle s’excusa de l’avoir perdu et aussitôt, il répliqua : « Non c’est moi qui m’excuse, j’ai été distrait, ça n’aurait pas dû arriver. » Il réfléchit un instant, avant de se frapper mentalement pour s’ordonner d’arrêter de réfléchir. Car quand il se perdait dans ses pensées, il n’agissait pas et s’enlisait dans sa peur de faire le premier pas et dans sa timidité. Il expira un grand coup et attrapa la main de la jeune fille avant de refermer la sienne par-dessus. Il lui offrit un sourire quelque peu maladroit, rougissant en même temps, et l’entraîna avec lui pour se remettre à marcher en disant : « Um, voilà, comme ça je ne te perdrai plus. » Puis ils continuèrent leur chemin jusqu’au centre commercial où se trouvaient de nombreux restaurants. C’est alors que Ken pensa à une chose, Hikaru était en France quand cet endroit avait été inauguré. Y avait-elle au moins été ? « Anou, tu es déjà allée à Omotesando Hills ? Ca a ouvert quand tu étais en France, je crois. »

HJ – bon ce n’est pas terrible et j’ai mis 20 à poster ça en plus x.x Gomen ne !
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Lun 1 Oct - 13:00

Une fois dans le célébrissime arrondissement de Shibuya, toujours très fréquenté, la règle semble d’autant plus vraie que l’on approche du nouveau centre commercial à la mode. Nous ne savons toujours pas où nous allons vraiment, et Anzai n’a fait que me renvoyer ma question à ce propos. Un endroit que je préfère à Shibuya? J’y réfléchis un instant, et le seul lieu qui me vient à l’esprit a fermé ses portes alors que j’étais en France. J’en ai eu la surprise en rentrant il y a peu de temps, et en me retrouvant devant une nouvelle enseigne complètement inconnue

-Ano… Pas vraiment, tout peut m’aller.

Ca ne nous avance pas plus et je ne trouve rien à ajouter. Mauvaise façon de se défiler pour prendre les décisions. Jamais je ne pourrai faire un truc du genre management où il faut sans cesse faire des choix déterminants et en prendre la responsabilité. Quelle horreur. Si déjà je n’arrive pas à me décider sur une boisson impossible de savoir quel produit rapportera le meilleur chiffre d’affaire.
Arrêtés à un passage piéton, nous attendons le signal pour traverser. Le petit bonhomme vert fait office de coup de pistolet et les starting-blocks s‘ouvrent, déversant leur flot de tokyoïtes qui se pressent sur les bandes blanches. Sauf que la coordination entre les deux sens de circulation est loin d’être extraordinaire et je me retrouve seule sur le trottoir. Un peu paniquée et malmenée par la foule, je reste un peu en retrait, guettant Anzai. Sauf que dans tout ce monde, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Heureusement pour moi, il doit avoir une meilleure vue et me retrouve en premier. Je m’excuse brièvement et range mon portable dans la poche de mon jean. Seulement Anzai ne semble pas de cet avis et s’excuse à son tour.
Alors que je sens un blanc ultra embarrassant arriver, il attrape ma main et nous nous remettons à marcher. Sur un sourire, il me glisse qu’ainsi il ne me perdra plus, les joues rosies. Sur le coup, les miennes prennent feu et je ne sais pas vraiment quoi dire. Le remercier pour son geste ou m’excuser d’être aussi maladroite? La seule chose qui sort est un rire nerveux accompagné d’un « oui » mal assuré. Nous arrivons à hauteur de l’Omotesando Hills, et Anzai me demande si j’y suis déjà allée.

-Non, pas encore. Mais on m’en a beaucoup parlé.

Révolutionnaire, trop classe, à aller voir absolument… Ah ça, elle a eu des éloges. L’occasion de découvrir enfin ce petit bijou semble se présenter.

-On a qu’à aller y faire un tour, non?

Premier pas depuis… Le verre à la piscine? C’est bien Hikaru, tu progresses. Enfin c’est pas encore ça, mais il y a du mieux. Nous nous engouffrons dans le centre par une porte automatique vitrée. Déjà des façades de vitrines dévoilant leurs étals de vêtements, livres, accessoires en tous genre, etc, se dressent de toutes parts. En effet, c’est moderne. Haut en couleur aussi. Nous passons devant une échoppe d’épices et une odeur de curry mêlée à d’autres senteurs inconnues embaume l’air. Mon ventre se met alors à gargouiller. Tiens donc, l’ogre se réveil. Par réflexe je pose ma main libre dessus pour le faire taire.
Au détour d’un angle, nous passons devant un couple contemplant une vitrine exposant des vêtements et accessoires pour bébés. Je remarque alors le ventre bombé de la jeune femme et le sourire attendri de son compagnon. C’est trop mignon, sérieusement. Un détail me revient alors en tête. Ma main dans celle d’Anzai. La même chaleur qu’un peu plus tôt, tout douce et agréable. On a sûrement l’air un couple, nous aussi. Et pouf, rouge pivoine. « Tu ferais mieux d’en profiter, c’est pas ce dont t’as rêvé tout le temps que t’étais avachie sur ta table en cours, à regarder les mouches voler? » chuchote une petite voix. Certes, c’est vrai. Aller Hikaru, on montre un peu plus d’assurance. Je vois un instant mon alter-ego en tenue de cheerleader agiter ses pompoms dans les airs. Je me redresse un peu par reflexe et prend une grand bouffée d’air. Tout va bien se passer, j’ai la situation bien en main! C’est le cas de le dire, vraiment…


[Pas grave, ça me convenait amplement !]
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Lun 8 Oct - 20:44

Autant dire que la foule ne réussissait pas aux deux camarades de lycée. Après n’avoir pas été fichus l’un comme l’autre de choisir une destination à laquelle se rendre pour passer la soirée, ils avaient réussi à se perdre de vue au détour d’un passage piéton relativement bondé. Il fallait avouer aussi que les rues de Shibuya étaient réputées pour leur affluence de population, et c’était très difficile de perdre sa petite amie ou son groupe d’amis ou même ses parents dans une telle masse humaine. Cela n’avait pas raté avec Hikaru et Ken. Lui croyant qu’elle le suivait de près avait tracé sans trop se poser de questions, peut-être l’habitude d’arpenter Shibuya seul avec ses écouteurs enfoncés dans ses oreilles à écouter Mongol 800, les soirs où il n’était vraiment pas pressé de rentrer à la demeure familiale pour faire face à son agaçant et irritante marâtre. Toujours est-il qu’il l’avait perdue de vue, il était incapable de dire où elle pouvait se trouver, alors il avait un peu couru dans tous les sens en espérant la retrouver assez rapidement, qu’elle ne s’inquiète. Ou peut-être avait-elle était vexée d’avoir été plantée là et avait fait volte-face. Ken avait grimacé à cette idée mais il avait fini par l’apercevoir, un peu en retrait de la masse humaine tokyoïte. Il l’avait vue ranger son portable et il s’était excusé de l’avoir abandonnée lâchement comme il venait de le faire, disant qu’il avait été distrait et que cela n’aurait pas dû arriver.
Puis, moment de courage intense, alors qu’il s’était donné une claque mentale pour cesser de se poser un milliard de questions en même temps, le jeune nippon avait pris la main de la jeune fille, non sans rougir comme un débutant, annonçant du tac au tac qu’ainsi, il ne la perdrait pas une seconde fois. Prétexte bien utile pour pouvoir avoir un geste plus intime avec la jeune fille. Mais c’était assez gênant de tenir la main d’une fille qui n’était pas sa petite amie, déjà que s’il en avait une il n’était même pas sûr d’oser avoir ce geste significatif … Alors il marchait vite, pas trop non plus pour qu’elle puisse suivre. Et ils avaient atterri devant Omotesando Hills. Construite pendant que la jeune fille résidait en France. Visiblement elle n’y avait jamais été depuis son retour sur les terres japonaises, c’était donc l’occasion de lui montrer ce bâtiment imposant et innovant. Elle avait seulement dit qu’on lui en avait beaucoup parlé, puis proposa d’y faire un tour. Parfait.

Les deux étudiants s’engagèrent donc dans l’immense construction, passant à travers une porte automatique vitrée. Très vite les vitrines des magasins s’imposent à leurs yeux. Librairies, cafés, restaurants à perte de vue … Il y a de quoi s’émerveiller, de voir autant de magasins variés réunis. Oui, on appelle ça un centre commercial, et il en existe un bon paquet à Tôkyô. A part ça tout va bien Ken, tu n’es pas du tout ridicule.
Bref, ils se baladent un moment, puis le ventre d’Hikaru se met à gargouiller légèrement. Au départ, Ken crut que c’était le sien, et allait laisser échapper un rire nerveux avant de balancer qu’il avait faim. Mais il comprit juste à temps que ce n’était pas lui –même s’il avait faim quand même, après le match qu’il avait disputé un peu plus tôt-, et il se retint de faire son rire niais de peur de mettre Hikaru mal à l’aise. Surtout que ce serait relativement impoli de se moquer, même gentiment ! Il s’y refusait.
Les deux étudiants passent près d’un couple, dont la femme est enceinte. Ils regardent d’un air attendri des vêtements et accessoires pour le bébé à venir. C’est mignon … Quand il se rendit compte qu’il tenait toujours la main de la jeune fille, Ken rougit de plus belle. Il déglutit et se fit violence pour ne pas la lâcher, pour une fois qu’il avait pris une initiative ce n’était pas pour se dégonfler juste après. « Tu as faim toi aussi ? Il y a un style de nourriture précis que tu veux manger ? Maintenant que j’y pense, je n’ai jamais mangé français. Peut-être y a-t-il un restaurant français dans les parages ? » ou comment se la jouer « je m’intéresse à ta passion pour ce pays et tu vas pouvoir m’aider à choisir mon plat et ça va nous rapprocher ». Pas du tout discret le petit gars. Bah, il faisait ce qu’il pouvait, avec sa timidité et sa maladresse naturelles …


HJ - vas-y la honte j'avais pas vu que tu m'avais répondu --"
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 10 Oct - 15:26

Je me trouve maintenant en pleine jungle urbaine, dans l’un de ces temples de la consommation si fréquenté qu’on aurait cru que tout Tokyo s’était donné rendez-vous. De la clientèle branchée aux plus modestes, il y en avait pour tous les goûts. Et, ce, rien qu’à la variété de restaurants qui s’étalaient dans les différentes allées. Un peu perdue, j’observe autour de moi pour trouver des points de repère. En vain, tout à l’air semblable. Je resserre légèrement mes doigts autour des doigts d’Anzai, priant pour ne jamais la laisser partir dans un tel endroit. Je serais bien incapable de retrouver la sortie. Distraite par ce nouvel environnement, j’en avais oublié mon estomac creux qui se faisait bien entendre malgré le bruit ambiant. J’essaie tant bien que mal de le bâillonner et murmure un « désolé » gêné. Très classe comme son, rien de plus féminin vraiment. Anzai laissa alors échapper que lui aussi avait faim. Lumière divine. Je parviens à contenir ma joie, ne supportant pas la sensation de la faim. Bizarrement, le plus souvent ça me donne la nausée. Je dois vraiment venir d’une autre planète…

-Ah j’imagine, après un match pareil!

Oui, pour lui ça se justifie. Faire la groupie dans les gradins en revanche c’est pas ce qu’il y a de plus fatiguant. L’explication est plus simple: tellement stressée à l’idée de passer à nouveau un moment avec Anzai, je n’avais rien avalé ce midi. D’ailleurs, ce dernier me propose de manger français. Très bonne idée, j’approuve avec un sourire. Après pour trouver le restaurant… Là c’est lui le maître. Nous allons voir sur une borne tactile où il est possible de trouver le magasin ou restaurant qu’on cherche. C’est beau la technologie. Il nous faut lister 2 étages avant de trouver notre bonheur au sommet du centre commercial, sur les terrasses. Ils ont vraiment pensé à tout. Chinois, italien, français, américain… Le monde entier était représenté par son art culinaire. Si on considère MacDo comme un restaurant, enfin bon.
Après une ascension facilitée par les escalators, nous arrivons devant le restaurant qui commence déjà à se remplir. Ultra classieux. J’ai peur du prix. Arrêt devant la carte. Abordable pour un établissement de ce genre. Disons qu’il faut savoir faire des sacrifices. Les noms de plats écrits en Français et traduit en Japonais s’étalent sous nos yeux. Du typique revisité pour les papilles nippones. J’en salive.

-Ca a l’air très bon… On entre?

A peine la porte ouverte, une délicieuse odeur de cuisine maison flotte dans l’air. Que de souvenirs. Un serveur vient immédiatement à notre rencontre et nous place vers la baie vitrée d’où l’on a une belle vue sur les alentours. Il ne manque plus que la robe de soirée, la bouteille de rouge et les énormes verres à vin. Peut-être qu’un jour j’y aurais droit… Le vieux rêve. Hikaru, on est pas au bord du Rhône en lune de miel! Faces à faces à une petite table, le serveur nous apporte des cartes et nous propose de prendre un apéritif. En France j’avais droit à l’alcool… Ca me manque d’un coup. Pochtronne. Chacun passe sa commande et le serveur repart de plus belle. Avec sa tenue digne des 5 étoiles j’ai l’impression de faire tâche à côté. J’ouvre la carte et une profusion de plats s’étalent sous mes yeux pétillants. Ah il y a tellement de choix! Difficile de se décider…

-Ano… Tu connais un peu la cuisine française?

Question extrêmement simple pour essayer de dériver sur d’autres sujets et essayer d’en apprendre un peu plus sur le jeune homme. C’est le moment ou jamais, non? Disons que la glace est brisée... partiellement. Car au fond je ne le connais guère plus que lors de notre rencontre il y a quelques années. Aller Hikaru, hors de question de se dégonfler! J'arriverai peut-être enfin à me sentir vraiment à l'aise en sa compagnie... Je ne demande que ça mais avec ma timidité maladive! Généralement je me sens mieux avec des gens que je connais bien et que j'arrive à cerner. Avant d'en arriver là avec Anzai il y a encore un peu de chemin, c'est vrai. Enfin ça va venir. Doucement mais sûrement, c'est ce qu'on dit... peut-être que j'arriverai à lui avouer mes sentiments? Dur. Très dur. Enfin des fois j'arrive à me jeter à l'eau, ce qui me surprend moi-même, mais en général ça finit en catastrophe. Ca explique pourquoi mon expérience en amour est quasi inexistante.

[fin absolument pourrie, gomen T__T"]
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Dim 21 Oct - 18:46

Après bien des péripéties, les deux camarades de lycée étaient enfin parvenus jusqu’à Omotesando Hills. Autant dire que c’était un véritable labyrinthe, pour l’un comme pour l’autre ! Car même si, contrairement à Hikaru, Ken n’avait pas quitté le Japon l’année de la construction du bâtiment, il n’avait pas tendance à errer par ici quand il avait du temps de libre. En général, il préférait occuper longuement le terrain de basket d’Hikakuen, avec ou sans ses coéquipiers, pour s’entraîner encore et encore. Il aimait aussi se balader dans le zoo d’Ueno, aimant beaucoup les animaux. Mais le shopping, tout ça, il n’y connaissait pas grand-chose et ne zonait dans les centres commerciaux uniquement lorsqu’il n’avait plus rien à se mettre.
Peu de temps après leur entrée par porte coulissante automatique dans le centre commercial assez immense en soi, le ventre de la jeune fille s’était mis à grogner. Sur le coup, Ken avait pensé que c’était lui étant donné que son propre estomac criait lui aussi famine, mais finalement non. Heureusement qu’il s’était abstenu d’émettre un rire nerveux comme il en avait l’habitude. Le plus naturellement possible, après s’être senti passablement mal à l’aise lorsqu’ils étaient passés près d’un couple dont la femme était enceinte, il avait proposé d’aller manger. Il avait évoqué un restaurant français, puisqu’il n’avait jamais goûté cette cuisine. Enfin, jamais … Parfois, dans les cocktails ennuyeux auxquels sa mère le traînait pour présenter son fils unique à toute la bourgeoisie Tokyoïte, il arrivait que le buffet propose des petits canapés à la française, mais Ken ne s’était jamais vraiment attardé dessus et n’appelait pas ça « goûter la cuisine française ». « C’est sûr que le sport, ça ouvre toujours l’appétit ! » répondit-il en souriant.

Mais vouloir manger français, c’était bien beau, mais où ? Entre Hikaru qui mettait les pieds dans le centre commercial pour la première fois de sa vie, et Ken qui n’avait guère dû s’y rendre plus de deux fois et en se contentant de rester au rez-de-chaussée, ils étaient bien avancés ! Finalement, la technologie eut raison d’eux et ils s’étaient tout naturellement dirigés vers des bornes tactiles permettant de chercher avec aise le magasin ou restaurant que l’on désirait trouver. En même temps, vu la taille des lieux, ce n’était pas du luxe que d’aiguiller un peu les pauvres clients désorientés … Il se trouva que le restaurant dans lequel ils allaient se rendre était situé au dernier étage du centre commercial au niveau des terrasses. Heureusement que les escalators existaient ! Pas que Ken soit un feignant de base, quoique, quand même un peu si, mais après les efforts fournis durant le match d’un peu plus tôt, il avait quelques douleurs dans les mollets et se taper tous les escaliers ne l’aurait guère emballé.
Finalement ils arrivèrent au bout de quelques minutes à destination, en silence. Ils étaient tous les deux aussi gênés l’un que l’autre et difficile de faire la conversation naturellement dans ces circonstances.
La devanture de l’endroit était relativement classe. Franchement, Ken aurait pu en pâlir, surtout en imaginant les prix, mais finalement les deux étudiants eurent le même réflexe que de regarder la carte affichée sur la vitre du restaurant pour se faire une idée. Bon, Ken était issu de la riche famille Anzai et même un restaurant proposant des plats faisant le triple d’ici, il aurait pu payer sans problème, mais il tentait tant bien que mal de se débrouiller seul financièrement, car ce ne serait pas très crédible de faire la guerre à sa mère pour ne pas hériter de la compagnie familiale mais de bien utiliser les comptes en banque des Anzai pour son profit personnel. Il faisait donc attention.
Hikaru proposa alors d’entrer en disant que ça avait l’air bon. « C’est toi l’experte, je te crois sur parole ! » plaisanta-t-il avec légèreté.

A peine eurent-ils posé les pieds à l’intérieur du restaurant qu’un serveur vint à leur encontre avant de les installer à une place où la vue était fort sympathique. Finalement ils s’assirent tranquillement avant que le serveur leur propose un apéritif et leur donne la carte. Ken et Hikaru étant encore mineurs, il était hors de question pour eux de boire de l’alcool. Ken choisit donc de la limonade tout simplement, boisson qu’il prenait souvent quand il buvait un coup en extérieur. Puis il se mit à étudier la carte avec minutie. Heureusement que les noms des plats étaient traduits en japonais, parce qu’il ne comprenait pas un mot de français ! En plus, les plats avaient des noms vraiment étranges.
Hikaru lui demanda alors s’il s’y connaissait un peu en cuisine française. Ken hocha la tête de gauche à droite en signe de négation : « Pas vraiment, non. Je n’ai jamais trop eu l’occasion d’y goûter. Tu peux peut-être me conseiller ? ». Il aurait pu lui parler de ces fameuses soirées à buffet à volonté, mais Ken n’aimait pas parler du côté mondain de sa vie de famille. Il restait très sobre et discret sur le sujet et n’avait pas vraiment envie de se lancer là-dessus, honnêtement.

Aaah, à bien y regarder, il avait l’impression de faire tâche dans ce restaurant classieux où tout le monde était bien habillé, sur son trente-et-un ! Lui ? Il portait un simple jean délavé avec une chaînette accrochée à la ceinture et un T-shirt blanc uni. Il avait ôté son gilet de sport posé sur sa chaise, et son accoutrement n’avait vraiment rien à voir avec l’ambiance ici. Il se sentait d’ailleurs un peu dévisagé. Hikaru s’adaptait mieux au décor, avec sa jolie robe, son maquillage léger mais efficace et ses cheveux bien soignés. Hum, il y avait mieux comme premier … rendez-vous ? Oui, c’en était bien un ! A cette idée, Ken commença à paniquer légèrement. Et si ça se passait mal ? Et si un blanc survenait dans la conversation ? Et si … Bref, vous l’avez compris, le nippon se remettait à réfléchir excessivement. Stressé de la vie ? A peine …

HJ – moi c’est pas mieux … en plus j’ai 11 jours de retard ! XD
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Sam 27 Oct - 19:27

Après avoir serpenté entre les vitrines qui se dressent de toutes parts, emprunté une ribambelle d'escalators, nous sommes maintenant devant la carte d'un restaurant français. Tous deux affamés et avides de nouvelles saveurs, nous écumions les multiples plats et surtout les prix. Et oui, le problème des beaux intérieurs c'est qu'on sait en général plus ou moins ce que ça va nous coûter. Heureusement pour cette fois rien de trop mirobolant pour un établissement de ce genre. Je suis loin d'être dans la nécessité mais je ne roule pas non plus sur l'or. Surtout qu'il vaut mieux ne pas vider son compte en banque avant d'entrer à l'université... Arrête de faire l'avare Hikaru, un tête à tête avec Anzai ça vaut bien tous les sacrifices du monde. Certes . Je propose d'entrer et Anzai me répond qu'il me fait confiance.

-Experte ? Fait gaffe, si ça se trouve ils vont t'empoisonner et tu n'y verras que du feu...

Je réponds sur le même ton taquin alors que nous passons le pas de la porte. J'avais vu ça dans des émissions du type faits divers mais très franchement on est loin des kebab miteux pleins de mouches. Un serveur vient immédiatement pour nous placer près de la baie vitrée. Autour de nous il y a quelques personnes soit entre amis, collègues ou amoureux. Mais tous sont habillés de façon très chic. Comme le décor qui nous entoure. Je me suis faite toute jolie... Mais pas autant. « Venez comme vous êtes » scandent les pub pour McDo. C'est pas tout à fait le même standard mais on va partir du principe qu'il en va de même. Nous nous asseyons face à face, alors qu'à côté de nous, en contrebas, les lumière de la ville s'étalent presque jusqu'à l'horizon. Le serveur nous apporte une carte chacun et s'enquit de savoir si nous voulons un apéritif. Anzai commande alors une limonade et moi un thé glacé. La limonade... Une fois de plus. Une habitude ? Sûrement.

Alors que nous parcourons chacun la carte et que je me retiens de saliver devant tous ces noms qui m'évoquent, je demande presque instinctivement au jeune homme s'il connait un peu la cuisine française. Il me répond qu'il n'a jamais une l'occasion d'y goûter et me demande si je peux le conseiller. Saisi ta chance Hikaru, c'est le moment.

-Bien sûr. Après je ne connais pas tout... Enfin tu aimes quoi comme genre de nourriture ? Plutôt viande, poisson... ?

Le truc 100% féminin : les salades et la viande blanche. Evidemment, ça ne fait pas grossir parait-il. Le truc qui remonte le moral après un effort : la viande rouge. Le truc pour se faire plaisir (il paraît aussi): les abats. Horreur. Bref, ce n'est que mon avis. Le truc un peu plus adapté aux asiatiques : le poisson. Pas très dépaysant, enfin bon. J'essaie d'expliquer le peu que je connais à Anzai. Je devrais peut-être postuler pour faire le guide Michelin. Le serveur revient vite nous servir les boissons et nous laisse encore un peu de temps pour choisir. Evidemment je n'arrive pas à me décider. La salade ça le fait plus. Genre je fais attention et je ne suis pas une gloutonne. Mais j'ai vraiment faim. Une photo de steak saignant me donne vraiment trop envie... Aaaah que faire?! Au pire je me gaverai en rentrant. Ouais, c'est bien ça.

Le serveur revient nous servir les boissons et en profite pour prendre notre commande. Ca ne traîne pas. Je choisis... le steak. Avec gratin de pomme de terre et petite salade. Cuisson ? A point. So frenchy. Grave erreur Hikaru. Se laisser guider comme ça par son estomac... On se croirait dans Switch Girl là. Bah oui mais j'ai faim... alors tant pis. Ne reste plus qu'à patienter. Je saisis mon verre lance et léger « à la victoire d'Hikakuen» en avançant mon verre timidement, suivi d'un traditionnel « kampai ». Je sirote une gorgée du thé et cherche un sujet de conversation. Je ne sais pas par où commencer. C'est vraiment pas mon fort... Oh! Une illumination!

-Ano... La semaine prochaine j'ai un concert avec le conservatoire... Sur des musiques de films. Ca te dirait de venir? Je peux t'avoir une place... Enfin si tu peux bien sûr...

Très bancal comme proposition, mais bon. Du Hikaru quoi. J'aimerais bien qu'il m'entende jouer... Je ne prétends pas être la meilleure mais j'aimerais avoir son avis. Il me paraît bien plus important que tous les autres puisque pour une fois je dois me charger des solos. De quoi faire pâlir le premier violon. Tant mieux je le déteste à se vanter d'avoir la meilleur place. Et d'être à la botte du chef entre parenthèses. Je n'arrive pas à comprendre comment l'on peut être aussi vantard. Enfin bref. Je croise les doigts en attendant la réponse d'Anzai.
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Sam 17 Nov - 20:51

S’empoisonner ? Sympa comme perspective, mais Ken devait avouer que l’humour d’Hikaru, bien que parfois quelque peu déconcertant, lui plaisait plutôt pas mal. Elle jouait sur le même terrain que lui, alors ça pourrait déboucher sur des situations bien cocasses à l’avenir, quand ils arrêteraient d’être coincés en présence l’un de l’autre.
Les deux camarades s’étaient vite fait prendre en charge par un serveur zélé et efficace qui les avait placés à une table de laquelle ils pouvaient voir le décor extérieur. Ils étaient quand même drôlement hauts, mine de rien, les voitures paraissaient minuscules d’ici, et les passants, n’en parlons pas !
On leur avait assez rapidement distribué la carte du restaurant, sur laquelle s’étalaient des tas de noms n’évoquant rien, mais alors rien du tout au jeune homme. La seule chose qu’il pouvait dire en français était « bonjour » ou « merci » (et même crémeux XD). Alors bon, des plats dont le titre prenait presque toute la largeur de la page, il ne fallait pas trop lui en demander. Hikaru en profita pour lui demander s’il avait déjà goûté à la cuisine française, ce qui n’était pas vraiment le cas, il n’appelait pas les amuse-bouche des buffets de riches un « repas français ». Il lui avait donc demandé de le conseiller, histoire qu’il ne se retrouve pas avec un plat douteux dans son assiette juste parce que le nom sonnait bien. C’était toujours le piège avec les langues étrangères…
Elle lui demanda ce qu’il aimait comme nourriture, s’il était plus viande ou poisson. En bon Japonais qui se respecte, Ken mangeait plus souvent du poisson que de la viande, bien qu’il voue un culte sans fin aux Yakitori. Mais du coup, il ne connaissait pas vraiment de plats à base de viande qui ne soit pas japonais et il était curieux de goûter. « Je n’ai pas l’habitude de manger de la viande alors j’aimerais bien goûter. »

Puis Hikaru partit dans diverses explications sur les différents plats typiquement français. Il écouta tout avec attention et se décida finalement pour du gigot d’agneau. C’était de la viande, c’était apparemment très bon, et savoureux, c’était tendre, et c’était accompagné de légumes et de pommes de terre. Parfait, non ? Lui qui était un éternel glouton aurait de quoi se remplir la panse, en espérant que les serveurs ne se foutraient pas d’eux avec des proportions ridicules dans leurs assiettes comme il avait déjà vu dans des émissions consacré à l’art culinaire. En général c’était toujours très joliment présenté mais il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Bref le serveur finit par revenir apporter à boire et leur demanda s’ils avaient fait leur choix, ils commandèrent donc chacun leur tour, les dames d’abord, et l’employé repartit. Ca avait été très drôle quand on avait demandé la cuisson à Ken qui avait répondu « comme vous voulez » parce qu’il n’y connaissait rien, le serveur avait dû le regarder bizarrement. Et Hikaru avait enchaîné pour rompre le silence qui s’était de nouveau installé – à croire qu’ils n’avaient rien à se dire, sur un concert à son conservatoire. Waaah, il serait ravi d’aller la voir jouer ! « Ah, la semaine prochaine, je n’ai rien de prévu ! Ca … Ca me ferait plaisir de pouvoir t’entendre jouer, vraiment. » Il lui lança un sourire amical et la conversation continua gaiement.

Etrangement, ils s’étaient déridés durant ce petit repas au restaurant. Peut-être l’ambiance française naturellement romantique contenue dans ce restaurant qui jouait en leur faveur ? Quoi qu’il en soit, il n’y avait pas eu beaucoup de blancs dans la conversation, ils avaient discuté de sport, de musique, de l’école, et même un peu de leur passé commun au collège, mais de manière très brève, parce qu’au final pour l’un comme pour l’autre cela évoquait de douloureux souvenirs. Le feeling passait plutôt bien, et il y avait même eu des bons fous rire selon les blagues niaises que sortait Ken parfois, ou quand il avait poussé un « oishii » tonitruant qui avait eu pour effet de faire se retourner la moitié des clients autour d’eux. Bref, c’était une bonne soirée que voilà, plus intéressante que ce qui était prévu pour lui au départ, c’est-à-dire rentrer dans son immense demeure vide, se retrouver face à sa mère et finir par s’enfermer comme d’habitude dans sa chambre.
Le repas se termina sur une note sucrée, ayant chacun pris un bon dessert afin de finir en beauté, et lorsque le serveur apporta l’addition, il annonça qu’il s’en occupait. N’ayant pas envie de déballer sa carte de crédit devant la jeune femme, il s’était levé et avait accompagné le serveur jusqu’au comptoir un peu plus loin. Puis il était revenu et ils avaient quitté les lieux tranquillement. La nuit était largement tombée depuis qu’ils y étaient entrés, et désormais les boutiques d’Omotesando Hills étaient toutes fermées, seuls les restaurants et fast-foods avaient encore leurs enseignes éclairées. C’était un peu sinistre quand même, maintenant que tout était désert.

Ils marchaient côte à côté, le silence ayant de nouveau repris ses droits, maintenant que l’ambiance se prêtait moins à la conversation. Ken s’était remis à réfléchir à toute allure, mourant d’envie de reprendre la main d’Hikaru mais ne sachant pas comment s’y prendre sans avoir l’air brusque, et ne sachant pas quoi dire pour rompre ce silence de marbre. Ils erraient devant les vitrines sombres et s’approchèrent des escaliers, ils allaient bientôt sortir de l’immense bâtiment. Et puis soudain, Ken lâcha de but en blanc : « Heu, est-ce que ça te dit d’aller voir un film ? Je comprendrai si tu devais rentrer, il était déjà un peu tard … » un peu plus de vingt-et-une heures, certes. Et ils étaient mineurs tous les deux, mais bon, ni l’un ni l’autre ne portait l’uniforme en ce moment. Ken n’avait pas spécialement de couvre-feu, tant qu’il ne faisait pas de scandale sa mère se fichait un peu de son mode de vie, puisqu’il avait décidé de faire n’importe quoi. Mais il ne savait pas si ses parents à elle lui imposaient un couvre-feu … Vous l’avez compris, Ken avait décidé de prendre des initiatives ! On fait la ola !

HJ – désolée de l’immeeeeeeeeense retard mais je ne trouvais pas d’inspiration, et comme quoi j’ai fini par y arriver ^^’ mais voir ce forum mort ça m’aide pas T-T c’est trop déprimant. Heureusement que notre sujet il dure bien !
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 12 Déc - 21:03

Pour un rancard maquillé, le dîner au restaurant français se passa bien mieux que tout ce que j'aurais pu imaginer. Une porte s'était entre-ouverte et je gagnais petit à petit confiance en moi. Et en Anzai au passage. En apprenant à le connaitre j'avais l'impression qu'il était la première personne avec qui je m'entendais aussi bien en un laps de temps aussi court. Et oui, il faut persévérer pour réussir à m'apprivoiser. Bref. Une sensation assez nouvelle et très bizarre avait commencé à s'emparer de moi. Un mélange de fascination et d'espoir. J'avais l'impression que c'était très mal placé et j'essayai tant bien que mal de ne pas y penser et surtout de la réfréner. Sauf qu'au fil des conversations qui s'enchainaient sur des sujets banals entrecoupés d'anecdotes et de blagues pour égailler le tout, elle grandit tellement que j'eus de plus en plus de mal à rester calme. Et normale. J'espérais de tout coeur qu'Anzai ne se rende compte de rien... Ce dernier d'ailleurs s'était montré très enthousiaste à propos du concert, et j'avais rougi en moins de deux. Forcément...

-J'irai te chercher une place demain alors.

J'aurais voulu ajouter que ça me faisait vraiment plaisir qu'il puisse venir. Mais les mots restèrent bloqués au fond de ma gorge. Je laissai un sourire gêné meublé le léger blanc qui s'installait. La conversation repris étonnement son cours. Jusque là nous étions plus habitués au fait qu'il perdure. Un pas venait d'être franchi? On aurait dit, oui. Le repas allait de bon train, bonne humeur et éclats de rire au rendez-vous. Sérieusement, nous aurions pu passer pour un couple au milieu de tant d'autres. La situation devenait de plus en plus ambigüe mais bizarrement ça ne me dérangeait pas tellement. Amoureuse des desserts ultra sucrés et hauts en couleur des français, je m'en étais donnée à coeur joie. Ca me manquait beaucoup mine de rien. Finalement, l'heure de quitter le restaurant avait sonnée. Anzai régla le restaurant et j'aurais voulu le couler sur sa chaise pour pouvoir payer ma part. C'était tellement gênant! Je culpabilisais... Le fait-il par pure politesse ou y a-t-il un vrai sens derrière ce geste pourtant banal? Tu t'emballes ma petite Hikaru...

Une fois dans la galerie marchande, plus un chat. Enfin, comparé à un peu plus tôt en tout cas. L'intimité du restaurant s'était évanouie et un silence s'était installé entre nous. Nous marchions sans trop savoir ou aller, pour ma part un peu déçue que l'ambiance si bonne enfant retombe d'un seul coup. C'est alors qu'Anzai me proposa d'aller au cinéma. Mes yeux s'éclairèrent. Maintenant t'es avec Ken, tu vas en profiter! Allez fonce!

-Tard? Déjà?

Je jetai un coup d'oeil à montre en vitesse. Ah oui... En effet. Tant pis!

-C'est pas grave, ça me tente bien un cinéma.

Un message à maman pour ne pas l'inquiéter et hop le tour est joué! C'est dans la queue devant les guichets que je procédais à cette formalité. Nous avions eu un peu de mal à nous mettre d'accord sur le film tout simplement parce que nous ne connaissions pas les goûts de l'autre. Mais finalement une film d'action américain pas très original mais amplement suffisant sembla convenir. On aurait dit que toutes les personnes présentes au Omotesando Hills s'étaient regroupées dans ce complexe. Après une attente assez longue, nous pouvions enfin aller nous asseoir dans une immense salle aux lumières tamisées. Nous nous installions dans les rangs du milieu, légèrement vers la droite. Les gens affluaient et une bande d'amis vinrent prendre place à côté de moi. Ah ça, ils en prenaient de la place! Je me retrouvai collée contre Anzai. Proximité fortuite et embarrassante. Sur le moment je veux dire... Parce qu'au milieu du film finalement c'était plutôt agréable. Oui bon ça va, pour une fois que ce genre de chose m'arrive!

Les scènes se succédaient, entre celles où on retient son souffle et celles plus calme. Et la romance. Of course, sinon le cocktail ne serait pas complet. Et puis la scène pathétique qui fait verser une larme. Je me retenais tant bien que mal. Regarde vers le haut! Aaaaaah mon maquillage va être foutu!

-Eh les mec! La fille d'à côté va chialer!

Oh les boulets. Ca ne rate pas, Anzai se tourne vers moi. Non ça n'a rien de "Kawai", au contraire!

-Pff... C'est juste un poussière...

Je chuchotai en essuyant le bord de mon oeil. Je me concentrai à fond sur le film sans oser guetter la réaction de mon camarade de classe. Les jeunes 1, Hikaru 0. Au moins j'ai plus envie de pleurer. Juste de mourir enterrée.

(gomeeeeeen je réponds avec 1 mois de retard olalah... J'espère que ça ira sinon n'hésite pas à me le dire ><")
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Ven 21 Déc - 21:52

Le repas au restaurant s’était donc déroulé sans encombre, bien au contraire. Etonnamment, alors que d’ordinaire, les peu de fois où les deux adolescents s’étaient retrouvés ensembles, le silence était souvent de mise entre eux, cette fois-ci il était passé au second plan et ils étaient parvenus à discuter de tout et rien en même temps. De simples banalités qui menaient à des discussions plus anecdotiques, permettant à l’un comme à l’autre d’apprendre à se connaître mutuellement. Ce n’était pas déplaisant. Ken n’avait pas ressenti ce sentiment d’allégresse depuis un bon moment. Il se sentait apaisé, tranquille et confiant. Tout allait bien aujourd’hui, il avait gagné son match de Basket, et avait réussi à inviter la fille qui hantait ses pensées depuis le milieu du collège au restaurant. Qui plus est un restaurant relativement chic !
Mais comme le dit si bien le proverbe, tous les bons moments ont une fin. Enfin, c’était ce qu’avait pensé Ken sur le coup. Le moment de payer l’addition approchait, et même s’ils s’étaient bien amusés durant ce repas original, ils n’allaient pas non plus s’éterniser toute la nuit dans le restaurant. Qu’importe, il avait finalement été payer pour deux, hors de question de faire payer la demoiselle qu’il avait lui-même invité ! Et puis de toute façon, vu le milieu dans lequel il avait grandi, il avait appris très tôt des notions comme la politesse, la courtoisie et autres vertus qu’un jeune homme de bonne famille se devait d’avoir. Hikaru n’avait cependant pas l’air trop enchantée de laisser tous les frais au jeune homme qui ne lui avait pas vraiment laissé le choix. Et puis quoi encore !

Puis ils avaient donc quitté le restaurant français, mettant donc fin à cette ambiance agréable et chaleureuse qui s’était finalement installée entre eux. C’était un peu dommage, pensait Ken, le courant passait drôlement bien, et voilà que maintenant qu’ils étaient sortis du contexte romantique du restaurant, le silence reprenait ses droits entre eux deux. C’en était désolant de voir à quel point la timidité de Ken pouvait devenir handicapante par moment. De plus, ils allaient du coup redescendre du centre commercial jusqu’au rez-de-chaussée, puis une fois dehors, partiraient chacun de leur côté pour rentrer chez eux … Et la soirée se finirait comme ça, tout simplement. Honnêtement, Ken n’y tenait pas spécialement, il n’avait aucune envie de rentrer chez lui et même si la jeune fille partait, il irait sûrement se balader quelque part afin de rentrer chez lui quand sa chère mère serait déjà couchée.
Mais finalement, le jeune homme avait eu un élan de courage chevaleresque et avait osé proposé à Hikaru de se rendre au cinéma. Il lui souligna qu’elle pouvait décliner l’offre vu qu’il était déjà relativement tard, ce qui l’entraîna à un coup d’œil furtif vers sa montre. Mais, réponse qui ravit Ken comme pas deux, elle annonça que ce n’était pas grave et qu’elle était tentée par un cinéma. Le nippon était ravi d’avoir réussi à franchir un pas supplémentaire et qu’elle l’ait franchi avec lui. Ahhh, s’il n’était pas juste à côté d’elle, il aurait pu sauter de joie en criant « Yataaaa ! ».

Les deux adolescents avaient donc pris le chemin d’un complexe de cinéma non loin d’ici, quittant les couloirs déserts du centre commercial d’Omotesando Hills. Bien qu’ils ne parlaient pas plus que quelques formalités comme quand Ken avait dit « attention ! » avant de traverser la route, l’ambiance n’était pas la même qu’à leur première rencontre pour autant. Lorsqu’ils s’étaient croisés à la piscine municipale, la tension était limite palpable entre eux. Là, c’était plutôt un silence du genre « on a pas besoin de parler pour se comprendre et être à l’aise ».
Ils étaient arrivés à hauteur du cinéma et avait un peu tergiversé pour le choix du film. Hikaru était une fille, et comme toute fille qui se respectait, elle voudrait sûrement voir un film à l’eau de rose. Ken pouvait faire beaucoup de concessions mais les films trop romantiques comme ceux à l’affiche en ce moment n’étaient vraiment pas sa tasse de thé. Et puis voir une histoire basée sur un couple pendant deux heures avait tendance à le mettre terriblement mal à l’aise quand il se savait seul. Imaginez, là, y aller avec une fille qu’il convoitait, sans être sûr que la chance tournerait en sa faveur …
Finalement ils avaient opté pour un film d’action américain tout ce qu’il y avait de plus classique. Ouf, elle aimait quand même les films d’action étrangers et ils avaient trouvé un compromis. Remarque, il aurait fini par céder sur le film romantique, qui sait …

Une fois dans la salle, complètement bondée –à croire que ledit film venait de sortir aujourd’hui même, ils réussirent tout de même à dénicher des places au milieu de la salle, places que Ken considérait en général comme les meilleures. Ni trop près de l’écran, ni tout au fond. En plus, lui qui n’était pas un géant, devait faire attention de ne pas se mettre derrière quelqu’un de trop grand qui lui cacherait la vue. Mais là, c’était parfait. Enfin, jusqu’à ce qu’un groupe de jeunes bien bruyants débarque juste à côté d’eux et pousse Hikaru sans trop de ménagement. Si ça ne les avait pas permis de se rapprocher physiquement sans devoir le faire de lui-même, il leur aurait sûrement crié dessus. Mais là, il les remercierait presque, parce que maintenant leurs épaules se frôlaient et ils étaient vraiment près l’un de l’autre. Le cœur du jeune lycéen battait la chamade et il avait du mal à se concentrer sur autre chose. Mais il n’eut finalement pas d’autre choix quand les lumières s’éteignirent et que le film démarra, après avoir diffusé quelques pages de publicité.
Les scènes trépidantes s’enchaînèrent les unes après les autres, scènes à vous couper le souffle. Ken avait fini par se concentrer dans le film, son petit cœur fragile ayant fini par s’habituer au contact physique avec Hikaru. Même si ce n’était que son épaule, ça le travaillait quand même le petit gars.
Et puis la célèbre scène sentimentale, arrivant en général vers la fin, fit son entrée. Cette scène qui fait pleurer les filles et réussit à décrocher une moue attendrie aux garçons. Ken était complètement à fond quand il entendit les jeunes à côté d’eux dire que « la fille d’à côté » allait se mettre à pleurer. Il se retourna vivement vers Hikaru dont il ne discernait pas nettement le visage dans le noir, mais juste assez pour voir ses yeux briller. Ken bouillait d’envie de leur hurler dessus, mais il se retint, par respect pour les autres spectateurs. Sauf que sa montée subite d’adrénaline l’entraîna à faire un geste qu’il n’aurait peut-être pas osé faire naturellement, et il posa sa main sur celle de la jeune fille histoire de la rassurer, un genre de « t’occupe pas d’eux, ce sont des abrutis, c’est normal d’être triste ». Et ils restèrent finalement comme ça jusqu’à la fin du film.

A la fin de ce dernier, quand les lumières se rallumèrent, il enleva timidement sa main de celle d’Hikaru parce qu’il avait une ferme idée en tête. Il lui dit un simple « attends » et se leva un peu brusquement avant d’accourir vers le groupe de jeunes qui avaient enquiquiné Hikaru pendant le film avant qu’ils ne quittent la salle. Il en attrapa un au hasard par le col de son T-shirt avant de lancer, d’une voix sèche et menaçante : « Tu te prends pour qui pour déranger quelqu’un pendant un film et de mettre une jeune fille mal à l’aise juste pour faire rire tes copains ? T’es pathétique. » La ‘victime’ répliqua aussi sec que ce n’était pas lui qui avait parlé et Ken rétorqua : « Non mais je m’en fiche, vous êtes tous de la même bande. Ca me fait pas rire du tout vos petits jeux, et pour des lycéens, ça craint ! » Lycéens, collégiens, qu’en savait-il ? Ils ne portaient pas leurs uniformes scolaires, on était en week-end donc c’étaient les vêtements de ville qui étaient de mise. Dans tous les cas, que ce soit l’un ou l’autre, ce manque cruel de maturité énervait Ken. « Eh p’tit gars, tu vas te calmer hein, parce que tu nous fais pas peur avec tes belles paroles de romantique. Si c’est comme que tu défends ta petite copine, je la plains d’avance ! Sortir avec un looser comme toi, franch… » Le poing partit tout seul dans la figure de celui qui avait parlé. Ken n’avait pas supporté l’arrogance du ton employé par l’adolescent et même s’il n’était pas du genre violent en général, il avait eu ce qu’on appelle communément un réflexe. « Et là tu trouves toujours que je suis pathétique ? » Ken lâcha le type et s’éloigna, assez défoulé pour les trois mois à venir. Il revint vers Hikaru qui avait sûrement vu la scène de là où elle était et, tout en se massant le poing qui avait fini dans la figure de l’autre type, il s’excusa : « Je, je suis désolé. Il a dit des trucs qu’il n’aurait pas dû dire. C’est pas mon genre de frapper les gens. Vraiment, désolé. » C’était typique des japonais ça, s’excuser mille fois. Mais Ken ne pouvait pas renier ses origines nipponnes et la politesse naturelle qui caractérisait les Japonais. Et puis il était sincère.

HJ - je viens de voir ton MP seulement maintenant o.O
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Lun 24 Déc - 22:06

La soirée se prolonge donc au cinéma. L'intimité perdue du restaurant, nous la retrouvons dans la salle plongée dans l'obscurité. Enfin, à moitié. Car, oui, avec un bande de brutes juste à côté ça casse un peu le romantisme du moment. On ne peut pas tout à voir. Devant nos yeux ébahis, les cinéastes américain nous prouvent une fois de plus l'étendue de leurs capacités. Entre action, haine et amour, nos petits cœurs de jeunes nippons innocents n'en finissent pas de battre. Surtout avec la personne au centre de tous nos émois juste à côté. Quand la bande de brutes s'était assise un peu plus tôt, je m'étais presque retrouvée sur les genoux d'Anzai. Maintenant j'en suis bien contente...

Arrivés aux trois quarts du film, le scénario ultra basique arrive à son apogée. Super Héros trop-beau-qui-a-trop-la-classe s'apprête à mettre la raclée de sa vie au Super Ennemi trop-laid-qui-a-grave-pas-la-classe. Enfin si quand même un peu vu que c'est censé être l'alter égo du héros. Bref. Prise en otage de la demoiselle en détresse. Super Ennemi menace de la tuer avec son rire pré-enregistrée. Mais Super Héros ne s'y laisse pas prendre ! A grand renfort d'effets spéciaux la Belle est sauvée sans une égratignure après la scène obligatoire ou on croit qu'elle va mourir. Si jusqu'ici dans l'immense salle bondée tout était resté presque silencieux à l'exception des paquets de bonbons , voilà qu'un de mes voisins lance sans aucune discrétion une réflexion désobligeante à mon sujet. Merci mec. Vraiment. Anzai se retourne vivement vers moi. Je me cache légèrement pour essuyer le semblant d'une larme, rouge de honte. Je sens une chaleur douce sur ma main. C'est celle d'Anzai. Réconfortante. Je ne peux pas m'empêcher de sourire comme une niaise devant un sms trop kawai de son chéri. Pas besoin d'un James Bond, juste d'un Tony Parker version japonaise.

Plus de péripéties jusqu'à la fin du film et bientôt le générique défile sur l'écran alors que les lumières se rallument. La bande à Brutus se lève bruyamment. Sérieux même les G-boys dans Ikebukuro West Gate Park se tiennent mieux que ça. Je n'ai même pas le temps d'adresser un mot à Anzai qu'il me dit d'attendre là un instant. Un peu surprise, je le suis du regard se diriger... vers la bande à Brutus. HEIN ?!!! Il attrape l'un des gars par le col. Je ne rate pas une miette de la conversation. C'est pas le Anzai que je connais là... Makoto ? Takashi ? Nan Makoto. Le gamin essaie tant bien que mal de se libérer mais Anzai ne lâche pas le morceau. Je ne l'aurais jamais cru capable de ça. Un autre essaie de les séparer avec une vulgarité déconcertante. Il ne récolte qu'un poing en pleine face. Ah non, Takashi finalement. Anzai 1, bande à Brutus 0. Mon camarade de classe laisse les imbéciles de côté et revient vers moi. Les yeux ronds comme des soucoupes, la main devant la bouche, on croirait dans un drama à l'eau de rose.

Il s'excuse, confus. Je sais bien qu'il n'était certainement pas du genre de ces voyous. J'aurais voulu m'excuser de causer tous ces problèmes mais je le remercie timidement. Sauf que derrière nous, on ne compte pas en rester là.

-Comme c'est mignon. Le petit Roméo qui fait des prouesses pour sa chérie.

Aïe. Ca va dégénérer. Dans le cinéma ça le fait pas et ils sont trop nombreux. Bon. On prend la poudre d'escampette ou je crie ? Il n'y a plus grand monde ça ne sert à rien. Alors on court ! J'attrape Anzai par la main, ses affaire de l'autre et file vers la sortie de secours. Vraiment les talons c'est trop pas pratique... Nous débouchons dans une ruelle sombre à l'arrière du cinéma avec les autres crétins à nos trousses. La rue principale bourrée de monde. Ca ne suffira pas. Ah ! Un bus ! Peu importe la ligne, nous grimpons dedans de justesse. Bye bye les loosers. A bout de souffle je m'écroule dans un siège.

-Ah c'était moins une...

Hikaru. C'est pas une tenue devant Kenken. Oups. Je me rends compte de mon erreur en croisant son regard. Je me redresse d'un coup en replaçant une mèche derrière mon oreille. Nous restons silencieux jusqu'à ce que le bus arrive à la gare. Je croise les doigts pour ne pas retomber sur les autres tarés. Devant l'arrêt, l'embarras est palpable.

-Bon... On va peut-être rentrer, non ?

Et c'est tout ce que tu trouve à dire ?! BAKA.

-En tout cas j'ai passé une très bonne soirée, merci.

C'est mieux. J'esquisse un sourire sincère. J'aimerais bien qu'il y en ait d'autres, des soirées comme ça. Mais impossible de le dire à Anzai même si j'en meurs d'envie. Un geste pourrait tout débloquer mais mon manque cruel d'expérience me freine. Allez Hikaru... ALLEZ !! Error 404 page not found. Actualisation. Je me demande si la tempête intérieure qui fait rage dans ma tête est perceptible. Et je me jette à l'eau. Ce n'est pas un vrai baiser. Enfin je ne crois pas. The first one. Je recule d'un pas.

-Je te rapporte ta place lundi. Encore merci et bonne nuit!

Et je tourne simplement les talons, les joues rosies, disparaissant bientôt sous le métro tokyoïte. Je suis bien trop gênée après un tel geste pour rester avec lui. Ce n'est pas de sa faute, et je ne devrais sûrement pas m'éclipser de façon aussi impolie. D'ailleurs je le regrette déjà. Aaaaah je n'arrive pas à croire que c'est vrai...



(JOYEUX NOËL!!!! ;D)
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mar 25 Déc - 15:51

HJ – Attention KenKen va devenir un super héros ! Et j’me suis pris une méga barre de fou rire en lisant le rp ! C’était génial j’adore ! Je te garantis pas une réponse aussi bien surtout que j’ai le nez devant les enfoirés XD


Ces jeunes insolents avaient vraiment mis Ken hors de lui et auraient presque pu gâcher toute la soirée qui venait de se dérouler. C’était le seul bémol de tous ces bons moments passés. Le match de Basket et la victoire d’Hikakuen, la venue d’Hikaru pour l’encourager, puis cette proposition d’aller au restaurant, leur repas des plus agréables et romantiques dans une enseigne françaises, puis le cinéma avec ambiance tamisée et intimiste et … Ces idiots de gosses qui s’étaient moqués d’Hikaru et avaient mis Ken en colère. Le jeune s’était levé dès la fin du film, n’ayant pas l’intention de les laisser s’en tirer de la sorte. Et il leur avait réglé leur compte avant de retourner vers la jeune femme qu’il avait abandonné sur les sièges du cinéma. Enfin, ça c’était ce qu’il croyait, parce qu’à peine avait-il pu présenter ses excuses concernant son comportement peu amène que le groupe de petites frappes pires que les G-boys avait fait rebrousse chemin pour venir établir une petite vengeance sur la personne de Ken. Il fallait avouer que la « victime » n’avait pas dû apprécier le coup de poing qu’il s’était reçu en pleine poire. Ken non plus n’aurait pas laissé un abruti lui coller un poing dans la figure sans se défendre, enfin sauf s’il avait mérité la correction, sans doute.

La réplique de l’adversaire ne plut pas trop au concerné. Oui, il protégeait la jeune fille qui l’accompagnait, mais même si c’était sa sœur ou une amie il l’aurait fait. Il trouvait cela normal de défendre une fille après tout, contre des abrutis dans leur genre en tout cas, il n’y avait pas photo !
Mais avant qu’il n’ait pu dire quoi que ce soit, Hikaru avait réfléchi pour deux et lui avait déjà attrapé la main de son camarade pour l’entraîner hors du cinéma et marquer le plus de distance possible avec le mini-gang. Sans demander son reste, Ken suivit la jeune fille qui l’entraînait à l’extérieur et s’engouffrait dans le premier bus qui passait. Tout s’était déroulé relativement vite et il devait avouer que, même s’il n’était pas un benêt, il n’avait pas tout suivi pour le coup. Il observa la jeune fille s’asseoir sur un siège, ou plutôt s’y laisser tomber, et esquissa un sourire. Cette course avait été un peu épuisante, en général ce n’était pas de cette manière que l’on sortait d’une salle de cinéma, avouons-le. D’ordinaire, on traînait un peu sur les sièges à se partager les premières impressions du film que l’on venait de voir, on vérifiait que l’on avait rien oublié autour de soi, on se levait tranquillement et, en prenant le chemin de la sortie, on discutait allègrement des scènes marquantes du film. Mais il fallait croire que le duo Hikaru – Ken ne faisait jamais les choses comme tout le monde.

Désormais ils avaient semé leurs assaillants, si on pouvait les appeler ainsi, le nippon n’était même pas certain qu’ils les avaient vraiment suivis jusqu’à l’entrée du cinéma, et ils se trouvaient dans un bus, sans même en connaître la destination. C’était un peu drôle en soi, et pourtant aucun des deux ne dit quoi que ce soit, restant silencieux.
Finalement ils se rendirent jusqu’au terminus de la ligne. Il ne savait même pas où ils avaient atterri, n’ayant pas vraiment prêté attention au décor pendant que le véhicule effectuait son trajet, inlassablement. Il était complètement perdu dans ses pensées, faisant le tour de tout ce qui s’était passé aujourd’hui, et même les jours précédents. Si le chauffeur n’avait pas clamé un « c’est terminé, tout le monde descend ! » et qu’il n’avait pas aperçu vaguement Hikaru se lever près de lui, il ne se serait même pas rendu compte que le bus s’était arrêté de rouler. Hagard, Ken revint tranquillement à la réalité et se leva avant de suivre la jeune fille qui descendait déjà du bus. A peine à l’arrêt, elle lui annonça qu’il serait peut-être temps de rentrer. C’était certain, il se faisait bien tard, et même si le lendemain serait un dimanche, il ne fallait pas abuser des bonnes choses. Si on faisait tout en une seule soirée, les autres jours risquaient de devenir ennuyeux, non ? Il acquiesça donc, toujours sans répondre. Elle ajouta qu’elle avait passé une bonne soirée. « Moi aussi, j’ai passé une bonne soirée. C’était très sympa, on recommencera ! » C’était un miracle qu’il ait réussir à sortir quelque chose, honnêtement.

Il allait donc la saluer et lui dire naïvement au revoir en agitant la main avec un sourire sur le visage, comme la plupart des japonais le faisait en général, et puis tourner les talons pour essayer de repérer dans quel coin de Tôkyô il avait atterri pour rentrer chez lui, sans spécialement se presser.
Mais Hikaru en avait décidé autrement. Elle posa subitement ses lèvres sur les siennes, les effleurant à peine et reculant aussitôt. Tellement bref que Ken ne réalisa pas tout de suite ce qui venait de se passer. Elle annonça et qu’elle lui apporterait les places pour le concert lundi, et partit en courant en direction de la station de métro.
Il fallut encore quelques secondes au jeune homme pour qu’il reprenne ses esprits et qu’il comprenne que ça ne lui avait pas suffi, et que l’idée qu’elle s’enfuie comme ça ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout. Il s’élança donc à sa poursuite, sachant qu’il courait bien plus vite qu’elle, surtout qu’elle portait des chaussures à talons. Il courut encore plus vite que ce qu’il avait couru durant tout le match de Basket de tout à l’heure, et aperçut bientôt la silhouette de la jeune fille qui s’engouffrait dans la station de métro, ayant sûrement l’intention de prendre le premier qui passait pour rentrer chez elle. Ils étaient quand même rendus drôlement loin de Shibuya et de leurs résidences respectives, en tout cas celle de Ken, parce qu’il ne savait pas où habitait Hikaru. Maintenant qu’il avait aperçu le nom de la station en courant comme un dératé, il avait compris qu’il était loin de chez lui.

Et hop, il la rattrapa. Elle croyait sans doute qu’elle l’avait semé puisqu’elle avait ralenti. Eh bien non. Il attrapa d’abord son poignet et la fit pivoter pour se retrouver face à elle. Il la fixait avec sérieux, il n’était plus le Kenken naïf et tout timide. Il se sentait déjà honteux d’avoir laissé la jeune fille devoir faire le premier pas, alors il l’attrapa au niveau des épaules, et dit : « Ne pars pas comme ça. » Puis il se pencha, et comme dans les plus belles scènes de drama japonais, il posa ses lèvres sur les siennes et l’embrassa avec toute la sincérité qu’il pouvait transmettre à travers ce baiser, cette étreinte. Elle avait lancé le mouvement, il répondait à sa demande. Ils avaient enfin franchi un grand cap. Que la magie de Cupidon opère, désormais.
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mar 25 Déc - 21:36

L 'épisode pour le moins mouvementé du cinéma terminé, nous nous retrouvons dans un bus en direction de... très bonne question. Tant pis, on verra bien où on atterrira. Dans le bus, pas beaucoup d'effervescence. Le silence règne, tout le monde contemple la route qui défile, certains se sont endormis. Seule l'annonce des arrêt au fur et à mesure et le bruit de fond de la radio meublent le ronflement du moteur. Les lumières de la villes s'étalent de partout, entre lampadaires, phares et enseignes. Un coin inconnu de Tokyo. Enfin je crois, difficile de juger avec la nuit. Finalement le bus se vide de plus en plus et nous arrivons au terminus. Un échangeur juste devant une gare. Heureusement le nom me dit quelque chose mais je ne sais absolument pas comment rentrer chez moi. Dieu inventa l'homme et l'homme inventa les plans.

Une fois descendus du bus, les choses se compliquent. Je ne pourrais jamais faire de politique tout simplement parce que je ne maitriserai jamais l'art de la communication. Tant mieux, ça m'évitera bien des problèmes. Vaine tentative à propos de l'évidence qu'il faudrait songer à rentrer. Ca en devient pathétique. Nouveau blanc. Quelque chose, vite. Mais quoi? Toujours la même question. J'enchaine sur mon impression de la soirée. Anzai est tout aussi enthousiaste que moi, ce qui me fait très plaisir. « On recommencera » a-il ajouté. Et j'y compte bien! Nous échangeons un sourire et l'heure des au revoir sonne. Je n'ai pas envie de partir. Je voudrais que cette nuit dure jusqu'à l'infini. Impossible, évidemment. Un peu désappointée et peut-être plus trop sûre de ce que je fais, je tente un rapprochement bref et sobre. Maladroite et toute chamboulée mon inconscient crie au scandale. Qu'as-tu fais là, jeune fille impudente?! Où est donc passée ta sagesse habituelle?! J'aimerais bien le savoir.

Trop mal à l'aise pour rester une minute de plus plantée là après un tel revirement de situation, je salue Anzai et m'enfuie de plus belle. Une vraie poule mouillée, sérieusement... Je déteste assister aux réactions des gens. Et surtout pas celle d'Anzai dans un moment pareil! Modestie maladive. Aussi un réflexe de victime d'ijime. Se cacher, toujours. Et le plus vite possible de préférence. Me voilà donc à me faufiler dans la foule en direction du métro. Je m'apprête à descendre les escaliers et ralentis un peu à cause de la foule qui se presse vers les portillons. Mais je n'ai même pas poser un pied sur la première marche qu'on me fais faire demi-tour sans même que je n'arrive à comprendre ce qu'il se passe. Anzai se tient face à moi, sa main tenant fermement mais doucement mon poignet. A peine la question « Qu'est ce que ça veut dire? » se profile dans mon esprit que la réponse m'est donnée. Une scène digne d'un des meilleurs shojo. Ses mains larges et chaudes sur mes épaules, il me demande de ne pas partir de façon si impolie. Il a raison. Une étincelle inconnue brille dans son regard perçant. Pas le temps de baisser la tête et m'excuser toute confuse que je suis. Anzai me rend mon baiser, cette fois avec toute la sincérité du monde. J'en reste paralysée. Dois-je hurler un « YATTAAAAAAA » qui résonnerait jusqu'à New-York? Dois-je me mettre à pleurer tellement je suis heureuse? Que dire?! J'en ai perdu toute mon assurance. Enfin le peu qu'il me restait.

Il n'y a rien à dire en fait. Je suis mon instinct et ferme simplement les yeux, glissant timidement une main sur la taille d'Anzai. Bon je crois que maintenant je peux l'appeler par son prénom, non? Autour de nous, la surprise est palpable et j'imagine déjà les yeux ronds des passants. Où sont les caméras et les maquilleuses? S'ils savaient... Nous échangeons un regard complice, de toute façon si j'ouvrais la bouche ce serait pour dire n'importe quoi et tout casser. Je prends simplement la main de Ken et l'entraîne dans le métro. Il y a un plan juste avant les portiques.

-Ne, comment on va rentrer?

Shibuya paraît à des heures de ce coin de banlieue. Je suis les lignes colorées du doigt jusqu'à un quartier résidentiel en plein Shibuya. A mi-chemin entre la classe moyenne et le quartier huppé. Bon en 3 changements de métros et 1 bus je serai chez moi. En espérant qu'il y en aura encore. Je me demande où habite Ken. Je sais plus ou moins qu'il appartient à un monde social bien au dessus du mien. Pourtant il n'y paraît rien. Forcément ça fait jaser dans la classe et j'ai eu l'occasion d'entendre quelques conversations indiscrètes à ce propos. Bande de jaloux! Nous finissons par rejoindre le quai déjà bien rempli en attendant qu'un métro arrive. En cette heure tardive, il faut patienter un peu. Une fois le véhicule là, les places assises sont rapidement prises et nous nous raccrochons à une barre en métal face aux portes. J'étouffe discrètement un bâillement. La fatigue commence à se faire sentir. Pas déjà... Je m'appuie contre la barre en regardant mes pieds. Eux n'en peuvent vraiment plus. C'est joli les talons mais une vraie torture. Il faut souffrir pour être belle Hikaru! Surtout que maintenant que c'est dans la poche avec Kenken, adieu les pratiques ignobles de Switch Girl. C'est dur d'être une femme. Vraiment trop dur...
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mar 25 Déc - 23:03

Malgré l’épisode peu fructueux de la course poursuite avec les G-boys amateurs à la fin du film d’action hollywoodien, les deux tourtereaux avaient fini par réussir à rattraper la soirée. Plus ou moins. Un silence pesant planait tout de même entre eux pendant tout le trajet du bus, mais ils étaient toujours ensembles, ils n’avaient pas décidé de faire bande à part, chamboulés par les événements. Ils étaient même descendus ensembles au terminus de la ligne, n’ayant pas regardé laquelle ils avaient pris dans la précipitation et ne connaissant même pas la destination. Ken avait regardé le décor par la fenêtre sans le voir, complètement absorbé par ses pensées, et de toute façon son sens de l’orientation était loin d’être infaillible et il était capable de se perdre dès qu’il sortait de Shibuya. Un peu pathétique, non ?
Ils avaient dû en arriver aux au revoir. Il se faisait tard mine de rien. Le match de Basket s’était achevé aux alentours de dix-huit heures, le temps de gagner le restaurant il était environ dix-neuf heures, ils n’étaient pas sortis avant vingt-heures trente ou quarante et avaient attrapé la séance de vingt-et-une heures de justesse. Quand ils étaient sortis du cinéma, il devait être vingt-deux heures trente bien tassé, et donc là après ce trajet en bus bien silencieux, ils avaient sans doute laissé l’aiguille des heures dépasser le onze.

Tout s’était ensuite déroulé très vite, comme un éclair dans le ciel. Les échanges de compliments sur la bonne soirée qu’ils venaient de passer – en évitant soigneusement de ramener les autres navets sur le tapis évidemment-, les « adieux » pour cette fois et … Le baiser furtif donné par Hikaru à Ken juste avant qu’elle ne prenne ses jambes à son cou. Heureusement pour lui qu’il n’était pas resté figé sur place trop longtemps parce que sinon elle aurait pris la première rame de métro qui passait –vu l’heure, il ne fallait pas être trop téméraire avec le métro qui se faisait rare de nuit-, et aurait filé sans même qu’il n’ait pu demander son reste. Surtout qu’il n’avait toujours pas son numéro ou même son email. Bande de noobs des relations amoureuses. Ils ne vivaient vraiment pas dans la même époque. Enfin si, ils étaient des nippons pure souche quoi.
Il lui avait couru après, de toutes ses forces, sans se demander s’il bousculait des gens ou non, qu’il était quelque peu essoufflé car même s’il avait eu le temps de se reposer après le match, il n’avait pas fini de récupérer de la course effrénée d’un peu plus tôt. Là, la seule chose qui l’intéressait, c’était de La retrouver.

Et il l’avait retrouvée. Et il l’avait stoppée dans sa course pour le fuir, et il l’avait faite se retourner, avant de lui dire de ne pas partir ainsi et de l’embrasser avec fougue mais surtout sincérité. Il sentit la main de la jeune fille se glisser timidement sur sa taille, ce qui lui valut un léger frisson à travers sa veste à ce niveau-là. Ce même frisson parcourut également son échine, il n’avait pas du tout l’habitude d’un contact physique si proche avec une fille. Même avec sa mère il n’avait jamais été câlin, vu l’éducation et le caractère de celle-ci, il se serait plutôt pris une baffe s’il avait tenté une approche affective envers elle. Alors imaginez, à 19 ans, c’était son premier contact ! Et c’était avec la fille qu’il aimait depuis si longtemps. Il était heureux, plus que jamais. Il n’y avait pas spécialement cru, ne pouvant pas sonder l’esprit d’Hikaru pour savoir si elle partageait ses sentiments. Mais finalement oui, alors tant mieux.
Ken se fichait éperdument de savoir si des regards consternés ou choqués étaient rivés sur eux. Bah oui, au Japon ce n’était pas bien vu de s’afficher en public. Ok, les mœurs avaient évolué depuis le vingt-et-unième siècle, mais ça ne restait pas moins un peuple pudique. Il s’en fichait éperdument. Et elle avait vécu en France alors bon.

Ils étaient restés quelques minutes ainsi, profitant de la chaleur l’un de l’autre. Et ils avaient fini par mettre fin à l’étreinte, s’échangeant un regard complice, un sourire. Ils avaient vaincu leur timidité caractéristique, ils pourraient tout affronter là, non ? Pas sûr. Hikaru l’entraînait déjà sur le quai du métro, le tenant par la main. Il la suivait docilement, il ne savait même pas où aller. Il avait vaguement regardé le plan de métro sur le quai avant que la jeune fille demande comment ils allaient rentrer, mais lui et son sens ultime de l’orientation, on repassera quoi. « Hum, je sais pas trop, on va déjà tenter de rejoindre Shibuya. Mais … Je n’ai pas envie de te laisser partir. » Il fallait croire que ce baiser avait donné de l’assurance à Ken pour qu’il déballe ce genre de choses avec autant de spontanéité ! quoi qu’il en soit, si ça ne tenait qu’à lui il l’emmènerait chez lui et la ferait dormir dans son lit tandis qu’il irait squatter l’une des innombrables chambres d’hôtes de la demeure Anzai. A cette heure-ci, sa mère devait dormir et son père était absent. Alors bon. Mais il n’oserait jamais lui proposer une telle chose ! Elle allait penser qu’il avait des idées perverses derrière la tête alors qu’il voulait juste … rester avec elle. Et traîner dans les rues en pleine nuit, même en étant au Japon, n’était pas vraiment des plus recommandés. En plus il commençait à se faire frisquet, une brise s’était levée et il y avait toujours des vieux courants d’air dans les métros. Mais il devrait sans doute se résigner à la raccompagner chez elle et lui dire bonne nuit avec un sourire avant de rentrer à son tour. Oui, il avait bien l’intention de la raccompagner chez elle, vu les idiots qu’ils avaient croisés plus tôt il ne tenait pas à la laisser seule en pleine nuit, hors de question.
Enfin bref, ils allaient déjà rejoindre Shibuya, et il avait jusqu’à cette destination pour se décider à inviter Hikaru sans passer pour un pervers, sachant que les événements se bousculaient drôlement vite tout d’un coup. Normalement, on attendait un moment avant d’inviter la personne aimée chez soi, non ? Qu’importe, Ken réfléchissait trop, il fallait faire les choses spontanément, naturellement.

Le métro ne tarda pas à arriver en quai et les deux adolescents s’engouffrèrent dedans mais ne furent pas assez vifs pour quérir des places assises. Ils se retrouvèrent agrippés autour d’une barre métallique pour ne pas tomber après une secousse du métro qui démarra aussitôt. Ken remarqua bien assez vite que la fatigue gagnait Hikaru rapidement, et qu’elle avait du mal à tenir debout sur ses talons. Il passa un bras autour de son épaule et l’entraîna vers lui, de sorte à ce que sa tête se repose sur sa propre épaule. Un vrai petit couple romantique ! Ken essayait maintenant que l’adrénaline était retombée, de ne pas trop prêter aux regards de leur entourage actuel. Il avait aussi la vue qui flanchait avec la fatigue. Il s’était passé beaucoup de choses aujourd’hui, surtout qu’il s’était levé tôt pour s’entraîner pour son match. « Ne t’endors pas, ne ? » dit-il doucement et gentiment. Il fallait qu’il lui parle, sinon elle allait piquer du nez. « Une fois dans Shibuya, tu as encore beaucoup de trajet à faire ? » Si elle répondait oui –ce qu’il espérait, il lui proposerait de venir chez lui pour la nuit pour raccourcir son trajet, vu sa fatigue et ses pieds douloureux, ça paraîtrait moins louche dans cette situation. Parce qu’une fois descendus du métro, le quartier résidentiel où vivait Ken n’était pas bien éloigné. Croisons les doigts.
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 26 Déc - 15:42

La fin de cette soirée se termine de façon... mouvementée. Laissons de côté les pseudo G-boys grâce à qui nous nous retrouvons au fin fond de nul part. Non plutôt le fait que les choses se sont complètement débloquées avec Ken. Ca me paraît complètement irréel. A flotter sur mon petit nuage et avec la fatigue qui commence à se faire sentir, je ne perçois plus très bien ce qui se passe autour de moi. D'ailleurs, plantée devant le plan du métro, voir le trajet qu'il me reste à faire pour rentrer chez moi me désespère. La banlieue de Tokyo c'est pourtant pas la fin du monde! A croire que si. Ken avait l'air aussi dépité que moi. Mais les simples mots « je n'ai pas envie de te laisser partir » suffisent à me redonner un peu de courage. Trop mignon... Cette expression ne va plus sortir de ma tête avant très longtemps, je le sens. Toute contente, je lui réponds doucement que moi non plus je n'en ai pas envie.

Cette impression de bout du monde est renforcée quand je vois qu'il faut attendre pas loin de dix minutes le prochain métro. Je vais m'écrouler là... Et reste encore à supporter de rester debout une fois dans le métro. Mes pauvres pieds me haïssent. Le réflexe de changer d'appuie toutes les 3 secondes en espérant soulager la douleur n'est qu'une vaine consolation. Je voudrais juste m'assoir au pied de cette barre et enlever mes chaussures. J'imagine déjà le cri de victoire quand ce moment arrivera. La concentration que me demandent mes pieds finit de me vider du peu d'énergie qu'il me reste. Il est tard, certes, mais comme je n'ai quasiment pas dormi la nuit dernière disons que c'est encore pire. Et oui... Imaginer le match me mettais déjà dans tous mes états alors si j'avais su ce qu'il se passerait ensuite! Bref, ajoutant à cela la fatigue de la semaine, boum! Plus d'Hikaru. Pas très résistante la demoiselle.

Somnolente contre le métal froid de la barre à laquelle je suis accrochée, Ken passe un bras autour de mes épaules si bien que je peux poser ma tête sur la sienne. C'est 30 000 fois plus confortable. Je lutte pour ne pas m'endormir et heureusement que Ken me parle sinon j'aurais déjà sombrer. Il me demande si j'ai encore beaucoup de trajet à faire jusqu'à chez moi.

-Oui... 20 minutes de transports depuis la gare de Shibuya. J'espère juste ne pas avoir à finir à pied.

Sinon ce sera pied nus. Ultra sexy mais bon. On fait comme on peut. Je sais qu'à partir de minuit ce n'est même plus la peine d'espérer rêver au confort des sièges d'un bus. Ca va être juste. Au pire je ferais les yeux doux à mon papounet pour qu'il vienne me chercher. Insomniaque qu'il est il doit encore être en train de geeker sur son ordi. Pour une fois ce sera un avantage.

-Et toi tu habites loin?

Tant qu'à passer le temps et éviter de s'endormir autant discuter de banalités. Ca sauve des vies et de toute façon mon cerveau est tellement hors connexion que je serais incapable de partir sur des sujets trop philosophiques. Je crois bien qu'une telle situation ne m'est jamais arrivée. Comme quoi il faut un début à tout. Courage ma petite Hikaru. A défaut ça te fait passer plus de temps dans les bras de ton chéri. Un frisson me parcours rien qu'à cette pensée. « Ca nous tombe toujours dessus quand on s'y attend le moins! ». Je confirme. Mais c'est cool. Vraiment trooooop cool.

(c'est tout p'tit, gomen :()
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ÉLÈVE DE LA CLASSE 3B
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 26 Déc - 16:04

Des courants d’air filtraient par les fenêtres mal fermées du métro. Il n’y avait pas beaucoup de bruit, les gens somnolaient tous à moitié sur leurs sièges décrépis et moisis, ou écoutaient silencieusement leur musique dans leurs baladeurs. C’était pour cela que fort heureusement les deux adolescents n’avaient pas besoin de trop hausser la voix pour se faire entendre et comprendre. Ken était fatigué, et devoir hurler par-dessus la foule aurait eu tendance à le mettre de fort mauvaise humeur. Mais bon, maintenant qu’il savait qu’Hikaru partageait ses sentiments, et qu’ils étaient en ce moment ensembles, dans une position peu confortable certes mais l’un contre l’autre, rien ne pouvait vraiment entamer la bonne humeur du jeune homme.

Pour tenir un semblant de discussion entre eux et éviter que la demoiselle ne s’endorme, le nippon s’était enquis de savoir si le trajet jusque chez elle était encore long, une fois sortis de la station de métro. Dans sa tête, tout un plan tordu pour l’inviter à passer la nuit chez lui sans passer pour un pervers aux aguets défilait, et plus précisément, il se disait que si c’était trop loin pour elle d’atteindre son chez soi, ce serait plutôt galant que de lui proposer un toit plus proche, non ? Quel bon samaritain ce KenKen, un véritable Saint-Bernard même ! Elle lui avait donc répondu qu’elle en avait pour vingt minutes de transports en commun depuis la station de métro. Ken ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux, devenus ronds comme des soucoupes. Elle ne verrait sans doute pas sa réaction mi-surprise, mi-ravie puisqu’elle était actuellement blottie contre lui –et lui-même ne voyait que le haut du crâne de la jeune fille-, mais il répondit alors, la surprise se sentant tout de même un peu dans le timbre de sa voix : « Ouah, vingt minutes … Vu l’heure, tu risques de rater la dernière correspondance de nuit, non ? » Ou comment souligner une chose évidente. Merci, Captain Obvious ! Toujours est-il que son plan de l’inviter chez elle risquait de pouvoir se concrétiser comme une lettre à la poste !
Peu après, histoire de poursuivre ce semblant de banale conversation, elle lui retourna la question afin de savoir si lui habitait loin de la station de métro par laquelle ils arriveraient. Se remémorant brièvement le plan du métro dans sa tête embrumée de nombreuses pensées qui se bousculaient les unes par-dessus les autres, Ken répondit : « Pas trop loin. Le quartier résidentiel où je vis doit être une dizaine de minutes à pied, donc pas de risque de rater les bus ! » Ca l’ennuyait un peu de parler de quartier résidentiel, ce qui révélait presque instantanément son milieu social qu’il essayait de ne pas mettre en évidence devant elle, mais de toute façon, s’il l’invitait chez elle, il ne pourrait pas cacher l’immense demeure des Anzai avec ses innombrables pièces. Ken était persuadé qu’il ne les connaissait même pas toutes, et quand il s’ennuyait vraiment ferme, il s’amusait à entrer dans toutes les pièces. Enfin toutes, il y en avait peut-être trop pour cela.

« Si tu veux, tu peux venir à la maison ce soir. Il est tard et ça sera moins loin et dangereux. Et puis … Ce ne sont pas les chambres d’hôtes qui manquent chez moi, ahaha ! »s’était-il empressé d’ajouter pour éviter toute confusion. De toute façon, il était aussi timide qu’elle, donc il ne se passerait certainement rien même s’ils étaient dans la même pièce. Et puis Hikaru était sa première petite amie, la première fille dont il était éperdument amoureux et il ne voulait ni faire n’importe quoi, ni précipiter les choses. Là, c’était surtout pour « dépanner », car la jeune fille semblait vraiment exténuée et ses pieds étaient sûrement douloureux. Il ne pouvait pas le confirmer car il n’avait fort heureusement jamais porté de chaussures à talons, mais lui-même avait mal aux pieds dans ses propres baskets à force de rester debout donc bon.
La station à laquelle ils devaient effectuer un changement arriva bientôt sous leurs yeux et Ken attrapa de nouveau la main d’Hikaru pour l’entraîner à l’extérieur du véhicule qui repartit aussitôt, filant dans les tunnels sombres des souterrains tokyoïtes. Ils n’avaient plus qu’à attendre la prochaine correspondance qui ne tarderait pas à arriver non plus.

HJ – du coup j’ai pas fait un pavé non plus, histoire de voir ce que Hikaru va répondre ahaha o/
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 26 Déc - 16:38

Dans le métro aussi silencieux que le bus un peu plus tôt, nous attendions d'arriver à la prochaine correspondance. La fatigue et la douleur me donnaient l'impression de passer des heures debout dans ce véhicule qui bouge trop. Déjà qu'à la base j'ai un sens de l'équilibre assez peu développé mais alors sur des talons qui me rentreront bientôt dans les pieds c'est juste horrible. Mais je vais arrêter de me plaindre, oui, parce que je suis avec Ken et que je ferais mieux d'en profiter. La journée de demain va être longue à mourir. Pour une fois je serai contente de prendre le chemin de l'école lundi. Un vrai miracle. Ca n'a pas dû m'arriver depuis mon retour de France. On dirait que je commence à retrouver doucement ma place dans la société japonaise. Bientôt je pourrais peut-être dire bye bye aux séquelles de l'ijime? C'est peut-être trop en demander. Bref.

Notre conversation à propos du temps que chacun va respectivement mettre pour rentrer à sa résidence meuble un peu le silence de mort qui nous entoure. Il est vrai que j'habite relativement loin du lycée et les transports en commun n'ont plus aucun secret pour moi. A tel point que je me vois déjà finir le chemin de ce soir à tituber comme une alcoolo.

-Je sais pas trop...

Je n'ai en fait aucune idée de l'idée qu'il peut être. Un rapide coup d'oeil à ma montre. 23h43. Pour le métro ça va le faire. Mais pas pour le bus. Je lâche un soupire.

-Oui j'aurais plus de bus... ou alors ceux de nuit qui passent toutes les heures si on a de la chance.

Transportant plein de gens bizarres. Cette soirée ne va quand même pas finir en queue de poisson! C'était trop bien parti remarque. Saleté de G-boys. Ken m'explique qu'il n'habite pas très loin de l'endroit où nous allons descendre. La chaaaaance... Peut-être que sur le chemin je peux trouver un porteur. Tout droit venu du Népal et... Ok je me tais. Ken me propose alors de venir dormir chez lui cette nuit. Je relève la tête, à la fois surprise et soulagée. Une auréole se dessine juste au dessus de sa tête. Sur le point d'accepter, mon éducation revient au pas de course.

-Ano... Je voudrais pas m'imposer comme ça...

C'est si compliqué d'accepter une invitation au Japon. La station à laquelle nous devons descendre arrive et c'est en boitillant que j'arrive tant bien que mal à me traîner hors du véhicule. Plus de rendez-vous en talons c'est FINI.

-Ne... Je peux vraiment venir chez toi?

Et je me transforme en Chat Botté avec ses yeux à croquer. Là même avec la meilleure éducation du monde je ne me vois pas refuser. En plus ça m'arrange bien... Je pourrai rester plus longtemps avec Ken. Ou comment profiter de la situation. Finalement c'est pas plus mal.
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 26 Déc - 20:26

Effectivement, il avait visé juste lorsqu’il avait dit qu’elle risquait de ne plus avoir de bus à cette heure-ci. Elle avait jeté un bref regard à sa montre histoire de vérifier l’hypothèse et avait ajouté qu’avec de la chance elle aurait les bus de nuit qui passaient toutes les heures. Bien sûr, il était tout simplement hors de question que Ken laisse sa copine rentrer dans un véhicule à l’heure où beaucoup de cas sociaux erraient dans les rues. Seule, en robe, en talons, vulnérable. Il préférait encore la raccompagner à pied jusqu’à chez elle et même en la portant parce qu’elle avait mal aux pieds avant de rentrer chez lui, si elle refusait son invitation, plutôt que de la laisser rentrer seule.
Mais il avait tout de même lancé sa proposition de l’inviter chez lui pour la nuit. Elle avait d’abord hésité, malgré sa petite précision concernant le fait qu’il y avait plusieurs chambres d’hôtes chez lui. Mais c’était une réaction normale pour une jeune fille, surtout japonaise, d’hésiter face à une proposition d’aller dormir chez un garçon, même si c’était le plus gentil des petits amis du monde. Oui enfin bon, Ken, inutile de te balancer des fleurs quand même. Qu’importe.
Ils descendirent donc du métro pendant qu’Hikaru était en proie à une grande réflexion concernant sa décision imminente pour cette nuit. Attendant sur le quai leur correspondance, Ken finit par avoir sa réponse tant attendue. La jeune fille le regardait avec de grands yeux – mouais, des yeux de Japonaise quand même – brillants, plein d’espoir, et lui demanda si elle pouvait vraiment rester. Il sourit sincèrement, et dit : « Mais puisque c’est moi qui t’invite ! » Puis il leva sa main libre et ébouriffa les cheveux de sa copine affectueusement. Là, il était très content et il aurait bien sauté de joie une nouvelle fois en criant YATTAAAA, mais bon finalement il garda ce trop-plein de joie en son for intérieur, inutile de s’attirer les foudres des autres passagers attendant le métro.

Métro qui ne tarda pas à arriver en quai d’ailleurs. Cette fois, ils se hâtèrent un peu plus pour entrer et purent obtenir une place assise chacun. Ouf, ça faisait du bien ! Les muscles du jeune homme, tendus depuis qu’il se tenait debout, allaient pouvoir se relâcher et se détendre un peu. Et ce devait également être un soulagement digne de ce nom pour Hikaru ! « Ca fait vraiment du bien de s’asseoir. Et pourtant, en cours, quand on est assis toute la journée, on n’a qu’une envie, c’est d’aller se défouler ! Incroyable non ? » Philosophie du soir, bonsoir !
Enfin bref, le trajet se déroula tout aussi tranquillement que le précédent. Les passagers étaient toujours aussi silencieux et assommés, et eux-mêmes commençaient à être gagnés par la fatigue et parlaient de moins en moins. Ken piquait parfois du nez, sentant sa vue se brouiller légèrement avant de se ressaisir et de les rouvrir bien grands pour ne pas s’endormir.

Puis ce dernier finit par arriver à la station à laquelle ils devaient descendre. Maintenant qu’ils avaient pu se reposer un peu, sortir du véhicule se révéla moins douloureux qu’un peu plus tôt. Les voilà donc sur le quai, et sans traîner plus longtemps, ils remontèrent à la surface. Main dans la main, ils se retrouvèrent bien assez vite en plein cœur de Shibuya. Malgré l’heure tardive, il y avait encore du mouvement dans les rues du quartier Tokyoïte, et notamment des jeunes sortant ou allant en soirée, ou des salarymen venant d’achever un repas d’affaires bien arrosé tentant de regagner la station de métro ou le bus de nuit en titubant. Ken grimaça, ce n’était pas pour rien qu’il ne voulait pas laisser Hikaru rentrer seule, l’un de ces quadragénaires bourrés n’hésiterait pas à lui faire du rentre-dedans sans percuter que c’était une lycéenne. Est-ce que son père était comme ça, lui aussi ? Ou faisait-il partie de ces gens aigris ne supportant pas ce genre de meeting entre collègues ? Remarque, c’était lui le patron, et dans les soirées de gala, il ne le voyait que rarement avec de l’alcool dans son verre. Une coupe de champagne pour trinquer peut-être …

« Bon, allons-y. Courage, tu pourras bientôt te reposer. » Et ils se mirent en route. Il ne restait pas grand-chose à faire niveau trajet, fort heureusement. S’ils marchaient d’un bon pas, ça irait encore plus vite. Mais Ken ne comptait pas presser la jeune fille qui ne devait plus sentir ses chevilles.
Une dizaine de minutes plus tard, ils se trouvaient dans les zones résidentielles huppées du quartier. Ken était un peu mal à l’aise d’emmener Hikaru dans ce genre d’endroit, n’ayant pas du tout la mentalité de ces gosses de riche prétentieux. Il donnerait cher pour vivre « comme tout le monde ». La seule chose pour laquelle avoir de l’argent lui était utile jusqu’à était de ne pas devoir faire de petit job pour payer le voyage scolaire d’Hikakuen, ou pour s’acheter des vêtements. Maintenant, il allait ajouter dans cette liste de choses utiles qu’il pourrait inviter Hikaru n’importe où sans trop compter. Un peu comme le restaurant de tout à l’heure. « Nous y sommes » dit-il une fois qu’ils firent face à une grande demeure précédée d’un jardin. Ken fit entrer Hikaru dans le domaine Anzai et ils marchèrent jusqu’à la porte. Sa mère et les domestiques devaient dormir à cette heure-ci. Quoique, il devait bien y avoir quelques domestiques qui préparaient des lessives, ou le petit déjeuner du lendemain matin. Les pauvres, sérieusement.

HJ – Je me suis arrêté là, et je me demandais si on continuait dans un nouveau sujet ou pas ?
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 26 Déc - 22:02

Une invitation comme celle de Ken... Ca se refuse difficilement surtout dans mon état non loin du végétatif. La technique des yeux doux marche à tout les coups, et j'en ai la preuve une fois de plus. En même temps ce n'était pas bien difficile. Ken me confirme que je peux bien venir chez lui ce soir puis ébouriffe légèrement mes cheveux. D'ordinaire j'aurais fait un scandale. Les cheveux s'est sacré, on y touche pas! Oui je suis perfectionniste des cheveux. Mais bon là, cas particulier. Alors je rie en remettant simplement les quelques mèches en place. A défaut de raconter n'importe quoi j'en oublie mes pieds.

Nous grimpons dans le métro qui vient d'arriver et cette fois nous avons un peu plus de chance. Des places assises! Haaaaaallelujah! Mes pauvres petits pieds peuvent enfin renaitre de leurs cendres. Je lâche un soupire de bonheur en étendant les jambes devant moi. Ca fait du bien oui, ça tu l'as dit Kenken! Si je souffre le martyr j'imagine bien que lui aussi commence à se sentir fatigué. Surtout après un match tel que celui de cet après-midi.

-Oui mais on est pas en cours à plus de 23h30.

Cela dit rester les fesses sur une chaise sur la journée me convient nettement mieux que de courir autour d'un stade comme un chien derrière son os. Ah la philosophie du sport, je ne comprendrai jamais. Pendant le trajet, je ne résiste pas à la tentation et pique un léger somme, la tête posée sur l'épaule de Ken. Tant qu'à en profiter... Seulement le temps d'arriver jusqu'à la station, c'est beaucoup trop court. Sortis des souterrains, nous marchons vers un quartier plutôt chic et coquet. Entre aguicheuses, quadragénaires bourrés et sorties en boite, le tableau est dressé. Heureusement que je n'ai pas eu à faire le trajet jusqu'à chez moi, et seule en plus. Je retiens mon souffle une dernière fois pour supporter la douleur. De ce côté là les femmes sont les plus fortes! Talons, épilation, règles, accouchement... Le mot « chochotte » devrait être au masculin.

Nous finissons par arriver devant une grande maison devant laquelle s'étale un jardin très bien entretenu. Vraiment très joli. Un peu intimidée, je suis Ken jusqu'à la porte. Cette façade avait l'air de cacher une immense demeure. Quelques rares lumières semblaient encore allumées à l'intérieur. Un détail se dressa dans mon esprit: les parents. Haha. La bonne blague. J'espère ne pas avoir à les croiser. Pas le premier jour quoi! Par réflexe je me tasse sur moi-même. J'entre après Ken, et un immense hall supplanté d'un lustre que je suppose en cristal s'étale devant moi. Un léger « waaaaah » s'échappe de ma bouche. Oups. Par politesse j'enlève mes chaussures. LA renaissance. On pourrait m'amputer des petits doigts de pied je ne le sentirais même pas. Ca y est, je me sens mieux.

Autour de moi, tout paraît luxueux et je me sens à la fois comme dans un musée: fascinée mais n'osant rien toucher de peur de tout casser. Un peu comme une princesse aussi. Privilégiée. Je n'ai jamais eu l'occasion d'entrer dans un lieu tel que celui-ci en fait. C'est beau, parfaitement rangé et nettoyé, avec beaucoup de goût. L'intérieur de mes rêves. Quand j'aurai des sous et que je pourrai me payer un designer... Ce jour est encore bien loin. Mais on y croit!
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mar 1 Jan - 19:55

Elle avait accepté l’invitation. Une joie pour Ken qui s’étonnait encore qu’elle ait accepté avec tant de docilité sans soulever un quelconque problème d’éthique ou autre. Bof, il n’allait pas s’en inquiéter plus longtemps, il allait avoir des cheveux blancs avant l’âge à force de stresser pour un rien. Dans tous les cas, il affichait un immense sourire sur le visage malgré la fatigue qui le gagnait petit à petit.
Ils avaient attendu leur correspondance pendant quelques minutes sur le quai empli de courants d’air déclenchant de légers frissons dans tout le corps du jeune homme, et le véhicule avait fini par arriver à quai. Rapidement cette fois, ils avaient pénétré dans le métro dans l’espoir d’obtenir des places assises, et ce fut chose faite, par chance. Bien heureux de pouvoir enfin poser ses fesses deux minutes, le jeune homme ne manqua pas d’exprimer sa joie tout en comparant le tout à une journée de cours pendant laquelle ils restaient toujours assis et qu’ils préfèreraient aller s’aérer la tête dans la cour ou au cœur de Shibuya, mais que là ils savouraient pleinement le fait de pouvoir se poser tranquillement sur les sièges défoncés du métro. Hikaru fit remarquer qu’ils n’étaient effectivement pas en cours jusqu’à vingt-trois heures trente, d’où la différence de fatigue, sans doute. Remarque, n’être en cours que jusqu’à quinze ou seize heures n’empêchait pas les jeunes étudiants japonais de s’endormir en cours quand le contenu de celui-ci ne les intéressait pas ou qu’ils nécessitaient de finir leur nuit agitée. En général les professeurs ne disaient rien, ce qui était franchement incroyable. Un étudiant étranger ferait sans doute les gros yeux face à cette attitude décadente, ne put s’empêcher de penser Ken. Parfois les lycéennes passaient l’heure de cours à envoyer des mails à leurs copines. Ken, lui, jouait à la Nintendo DS quand il s’ennuyait, notamment en cours de japonais et d’histoire. Ceci expliquait peut-être ses erreurs lamentables de Kanji et ses oublis de dates et d’ères en Histoire …

Le métro arriva à la station à laquelle les deux adolescents devaient descendre, ce qu’ils ne tardèrent pas à faire. Toujours main dans la main comme le nouveau couple qu’ils formaient, ils arrivèrent bientôt à la surface, en plein cœur du quartier branché de Shibuya encore bien animé malgré l’heure tardive.
Ils firent le chemin jusque dans les quartiers résidentiels huppés, marchant d’un pas tranquille car mine de rien leurs pieds leur faisaient atrocement mal. Le trajet, comme l’avait annoncé Ken, ne fut pas bien long, et ils arrivèrent bientôt à hauteur du jardin de la demeure Anzai. Le nippon voyait bien qu’Hikaru était quelque peu désarçonnée par l’allure général de la bâtisse, et n’en rajouta donc pas une couche supplémentaire en faisant des commentaires. Cela ne servait pas à grand-chose de toute façon.
Lorsqu’ils entrèrent enfin dans la demeure ou quelques lumières demeuraient encore allumées, Hikaru lâcha un léger cri d’admiration qu’elle étouffa rapidement derrière sa main. Il sourit, s’attendant à ce genre de réaction, puis l’observa quitter ses chaussures et fit de même, les laissant volontairement traîner en plein milieu de l’entrée juste pour faire enrager sa mère. Enfin c’était surtout le domestique chargé du rangement que ça allait agacer mais bon, ça atteindrait forcément les oreilles de Mme Anz ai, non ? quelle attitude puérile devant sa chérie tout de même.

« Je te ferai visiter demain si tu veux, là il est tard, tu dois être épuisée. » Ceci dit, Ken attrapa la main d’Hikaru et l’entraîna vers les luxueux escaliers qui faisaient face à l’entrée dans laquelle ils se trouvaient. Une fois en haut, Ken conduisit la jeune fille jusqu’à sa chambre, histoire qu’elle puisse se poser tranquillement le temps qu’il lui déniche des vêtements amples pour être à l’aise pour dormir, et de quoi se démaquiller, se brosser les dents, tout ce genre de trucs. Dans une demeure comme celle-ci, on avait tous les objets du quotidien en triple voire en quadruple, et les brosses à dents ou à cheveux neuves, ce n’était pas ce qui manquait honnêtement.
Il ouvrit donc la porte de sa chambre, déjà bien grande, au moins aussi grande que les salles de classe à Hikakuen. Heureusement pour lui que les domestiques rangeaient et nettoyaient sa chambre, parce que type était un tel bordélique qu’il n’aurait même pas osé montrer sa pièce personnelle à la jeune femme tellement il aurait eu honte de son état. « Hum, voilà, ma chambre. Si tu veux regarder un peu, ano … vas-y. » Il se doutait bien qu’Hikaru aurait un peu de curiosité en entrant dans la chambre du jeune homme, lui-même aurait mis son nez un peu partout s’il avait été dans la sienne. Du genre regarder les posters et photos accrochées aux murs, observer comment les livres étaient rangés, les meubles disposés … Vous voyez le genre ? Enfin bref, laissons la jeune fille s’extasier un peu, et ensuite on se préparerait pour aller piquer un somme. C’était de loin la décision la plus raisonnable.
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mar 1 Jan - 19:59

Il ne nous fallu pas bien longtemps pour traverser un coin de Shibuya et arriver chez Ken. C'est un environnement tout à fait nouveau pour moi et, bien qu'épuisée, je regarde de partout pour m'abreuver de ce nouveau monde. Peut-être que je ne parle pas beaucoup mais je suis très curieuse. Me voilà donc telle une petite Cendrillon au milieu de la bourgeoisie tokyoïte. Une fois chez Ken, cette impression n'est que renforcée. Mais pas négativement. Je ne suis pas jalouse car je reste amplement satisfaite de ce que j'ai. Disons simplement que ça me fascine et je me revois complètement intenable perchée sur la Tour Eiffel à courir de partout pour tout voir le plus vite possible. Il en faut vraiment peu pour que j'ai des étoiles dans les yeux. Dans l'entrée, tout est épuré et sobre mais luxueux. Dans un murmure incontrôlé, je laisse entrevoir mon sentiment de fascination. Top discrétion et impolitesse Hikaru! Par réflexe je mets une main devant a bouche, rougissante. Un léger coup d'oeil vers Ken m'indique qu'il m'a bien entendu mais sourit. Bon au moins ça ne l'a pas vexé.

Nous enlevons nos chaussures, et par politesse je les range comme je peux dans un coin où elles ne sont pas susceptibles de déranger. C'est ma mère qui serait contente de voir ça pour une fois que je ne les laisse pas traîner au milieu. D'ailleurs c'est ce que fais Ken. Je ne suis pas la seule, c'est rassurant. Il prend ma main et m'entraîne vers les escaliers menant à l'étage, me disant qu'il me fera visiter demain. Il ajoute au passage que je dois être épuisée et il a bien raison. Déjà d'habitude je trouve que le moment de se coucher est le meilleur de la journée, et je crois que cette fois ce sera encore plus vrai. Ken me mène jusqu'à sa chambre. Nous passons devant plusieurs portes et je me demande bien ce qui peut se cacher derrière. Je finis par entrer dans le jardin secret du jeune homme. Tout est bien en place, comme le moindre objet dans cette maison. Ca ne colle pas vraiment avec sa personnalité, ça se devine facilement. Il me permet de regarder un peu le lieu, puis quitte la pièce.

Intriguée, je fais d'abord un tour sur moi-même, lentement. Les murs portent des posters de basket principalement. Joueurs nippons ou américains, peut-être d'autres nationalités je n'y connais pas grand chose. Les couleurs sont bien accordées, les surfaces bien lisses et propres. Sur le bureau ou les étagères, je commence à trouver quelques détails contrastant avec l'ensemble trop net. Les livres ne suivent aucun ordre logique. Du genre par taille, sujet... Les mangas par contre se succèdent sans interruption tome par tome. Rien de pire qu'une série incomplète ou toute mélangée. Sur le bureau, les cours. Des feuilles sorties d'on ne sait trop où, certaines froissées, d'autres coincées entre les pages d'un livre... qui n'a parfois rien à voir avec le sujet. J'esquisse un sourire. Des fils électriques parcourent le bureau. Lampe, ordinateur et autres appareils en tout genre. Je vais m'asseoir sur lit, trop timide pour oser toucher quoi que soit. J'ai la réputation de tout casser. Sur la table de chevet, quelques affaires, des magazines. Surtout ne JAMAIS chercher à en savoir le sujet... Je me doute bien qu'il n'y a rien à cacher mais on ne sait jamais.

Le matelas moelleux me donne une envie irrésistible de m'y allonger. Je résiste à la tentation de peur de m'endormir directement. Je me concentre alors sur un poster en face de moi. Magnifique panier. Je me demande alors si c'est la voie que voudrait suivre Ken. Je l'imagine un instant dans un immense stade bondé, des banderoles et accessoires aux couleurs de l'équipe flottant un peu partout. Les cris des supporters mêlés aux encouragements. Les joueurs qui font des signes de la main pour les saluer, avec au premier rang des personnalités importantes et des caméras. Le match est lancé, les journalistes s'époumonent derrière leurs micros. Puis finalement la victoire. Un peu comme cet après-midi. Mais cette fois elle semble avoir encore meilleur goût. Ca lui irait bien remarque. La porte se rouvre, grinçant très légèrement. Je sors de mes pensées, et Ken entre alors dans la pièce.
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mar 1 Jan - 21:02

Voilà qu’ils étaient au cœur de la demeure Anzai. Plus précisément dans la chambre de Ken. Le jeune nippon avait laissé sa petite amie jeter un coup d’œil d’ensemble à sa chambre, tandis qu’il s’éclipsait tranquillement pour aller chercher de quoi la mettre à l’aise.
Une fois sorti de la pièce, le malaise s’empara de Ken. C’était la première fois qu’ils se « lâchaient » de la journée, et qu’il se retrouvait seul avec lui-même. Si on y réfléchissait bien, tout s’était déroulé relativement vite. Il était loin d’être contre, sachant qu’elle hantait ses pensées depuis des années maintenant, et il était heureux et rassuré que leurs sentiments soient partagés, mais il était mal à l’aise. Sans doute parce qu’Hikaru était sa première petite amie, qu’il ne savait pas du tout comment s’y prendre, qu’il ne connaissait pas grand-chose d’elle à part sa passion pour sa musique et le tableau noir de son passé. Peut-être auraient-ils dû ralentir la cadence ? Mais si Ken ne lui avait pas couru après un peu plus tôt près de la station de métro et ne l’avait pas rattrapée avant qu’elle ne s’enfuie dans le métro de nuit, ils seraient sans doute retournés à la case départ. Parce qu’à avoir mûri cette soirée pendant tout le week-end chacun de leur côté, une fois qu’ils se seraient revus à l’école le lundi matin, la gêne se serait de nouveau installée entre eux et toute la magie de cette soirée se serait envolée. Non, il avait eu raison de se lancer, les hommes devaient être un peu plus entreprenants tout de même. Pourquoi se priver quand on avait envie de quelque chose de partagé par l’autre personne, après tout ?

Après avoir divagué quelques minutes, planté en plein milieu du couloir devant sa chambre, le jeune homme avait repris ses esprits et s’était souvenu qu’il était sorti pour aller chercher un nécessaire de toilette pour Hikaru, pas pour se torturer mentalement avec des questionnements incessants. Pff, il ne savait même pas où chercher. Théoriquement quand il cherchait quelque chose dans cette immense demeure, il demandait à un domestique pour gagner du temps, ils avaient été formés pour connaître la maison de long en large, pas lui. Il ne connaissait pas toute la maison tout de même. Il avait autre chose à faire, comme s’entraîner au Basket par exemple.
Il entra au hasard dans l’une des innombrables salles de bain de la demeure Anzai et se mit à farfouiller dans les placards en essayant de ne pas faire trop de bruit. Bon, la chambre de sa mère était encore loin, si bien que le soir il pouvait mettre la musique à fond sur son ordinateur sans qu’elle s’en aperçoive, mais tout de même, on ne sait jamais qu’elle ait l’idée de se lever en pleine nuit.
Il finit par dénicher une trousse de toilette neuve, contenant une brosse à cheveux, une brosse à dents, du coton … Parfait quoi. Puis quand les domestiques feraient l’inventaire des pièces, ils constateraient qu’il manquait une trousse de toilette, quel dommage tiens ! Il en riait d’avance. Ridicule.

Peu après avoir déniché sa trouvaille, il fit demi-tour et regagna sa chambre. Quand il entra dans la pièce, il retrouva Hikaru assise sur son lit, son regard concentré sur l’un de ses posters de Basket. Une chance que sa mère n’ait jamais décidé de les lui faire enlever, cela aurait encore été source de discorde entre eux. Il avait encore dû user de ses menaces pour pouvoir décorer sa chambre à sa guise. « A quoi tu penses ? » demanda-t-il pour briser le silence avant de venir s’installer près d’elle sur son lit, posant la trousse de toilette sur la table de chevet, par-dessus l’entassement de magazines. « Alors, déçue de ne rien avoir trouvé de compromettant ? » plaisanta-t-il. Puis il se frotta les yeux, la fatigue le gagnant toujours plus. « Heu, si tu veux, je t’ai apporté une trousse de toilette et la pièce au fond de ma chambre, c’est ma salle de bains, si tu veux te mettre à l’aise. » Puis il se leva en direction de son armoire, cherchant un T-shirt ample et surtout long. Il ne tarda pas à dénicher un T-shirt gris complètement détendu dont il se servait pour faire du sport. Il était propre et bien plié par une domestique, comme le reste de ses affaires. Si c’était lui, tout serait en boule au fond du placard ! il dénicha également un pantalon de sport large afin qu’elle puisse dormir dans des vêtements plus confortables que sa robe. Une fois tout récupéré, il retourna vers elle et les lui tendit : « Tiens, ce n’est pas terrible mais ce sera toujours plus confortable que ta robe pour dormir ! »Il lui adressa un sourire chaleureux et bienveillant et se rassit. Il se mettrait également en pyjama pendant qu’elle se changerait dans la salle de bain à côté.
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 2 Jan - 0:35

Tranquillement assise sur le lit de Ken, j’observe les posters affichés sur les murs immaculés. Ce contraste entre une vie de petit prince qui ne lui correspond pas et le reflet de sa personnalité est assez saisissant et se ressent où que l’on regarde dans la chambre. Je ne suis pas très bordélique sans pour autant être maniaque, mais j‘admire l‘ordre qui règne dans la pièce. La notion de bordel organisé me convient bien. Car le syndrome de la mère qui passe derrière pour « ranger » et qu’après on ne retrouve plus rien, c’est devenu une habitude chez moi. Si bien qu’elle n’ a plus le droit de mettre un doigt de pied dans mon antre avec ses lubies de ménagère en furie. Du coup je me forme au dur métier que ce la représente et me dis que je suis déjà bonne à marier. Voilà Kenken, c’est quand tu veux.

Ce dernier revient dans la chambre et vient s’asseoir à côté de moi. Il dépose au passage une trousse de toilette sur la pile de magazine, me demandant à quoi je pense. Quelle question, à lui bien sûr. Je souris à cette pensée, n’osant pas le lui dire de façon si directe.

-Je me demande si tu vas devenir comme ces joueurs. A passer du club du lycée à l’équipe olympique.

C’est tout ce que je lui souhaite. Si néanmoins c’est la voie qu’il choisit. Il est vrai que je ne le connais que très peu, mais je sais par les bruits de couloir qu’il est destiné à reprendre l’empire familial. La tâche me parait bien trop grande pour ses épaules pourtant solides. Ces histoires de successions qui brisent tant de familles pourraient bien déclencher un véritable tsunami chez les Anzai. Si ce n’est pas déjà le cas.

Une fois installé à côté de moi, le jeune homme lance une plaisanterie sur les possibles « choses compromettantes » que j’aurais pu trouver. Petite fille innocente que je suis encore, je préfère ne pas tomber dessus. Un peu taquine et rebondissant sur son ton humoristique, je réponds en riant légèrement.

-C’est possible d’en trouver?

On voyait bien que cet endroit ne lui appartenait pas complètement. Dans le sens où ses petits secrets ne pouvaient pas rester cachés bien longtemps. Ken se frotte les yeux, lui aussi fatigué. Il m’indique la salle de bain, une porte entre-ouverte non loin du bureau. Je prends la trousse de toilette et me lève, alors qu’il farfouille dans son armoire. La vue des piles impeccablement pliées me fait penser qu’il faudrait peut-être que je songe à ranger la mienne… On en est pas aux boules froissées dans tous les coins mais disons qu’au fur et à mesure des lavages les vêtements se superposent si bien que les piles ne ressemblent même plus à des piles. Juste un ensemble plus ou moins délimité, histoire de faire semblant. Ouais ça pourrait être vraiment pas mal…

Ken me donne un T-shirt et un pantalon bien pliés. Je le remercie et file dans la salle de bain. Je referme la porte derrière moi et alluma la lumière. Waouh. La pièce est spacieuse, comme le reste de la chambre. Eclairée avec ces petites lumières blanches qui rendent n’importe quoi plus beau. Le blanc des surface brille avec un bel éclat, tout comme la robinetterie. Je pose les vêtements et la trousse de toilette sur le bord de l’évier et regarde autour de moi. Mais! Que vois-je?! Une baignoire qui fait des bubulles! Objet de mes rêves. Je serais prête à passer la nuit dedans. En mode fin-de-soirée-on-est-déjà-à-quinze-dans-le-lit. Là par contre je suis jalouse, vraiment. Des étoiles pleins les yeux, je me démaquille et me nettoie soigneusement le visage. Astuce anti-bouton et anti-vieillissement de la peau 100% Switch girl. Voilà l’une des raisons pourquoi il me faut au moins une demie heure pour me coucher. Attention Hikaru c’est pas le moment de passer en mode off. Un petit brossage de den et démêlage des cheveux. Comme ça moins de nœuds le matin et ils seront tous doux pour Kenken! Si ça c’est pas du mode on, je ne sais plus rien. J’enfile les vêtements qui sont bien larges pour moi. Au moins c’est confortable, et il n’y a rien de mieux en fin de journée. Mon corps respire enfin. Une légère odeur de lessive flotte dans l'air. C'est une drogue pour moi, j'adore la lessive. La sienne sens trooooop bon... Bon la shootée c'est bien beau mais il y a ton homme qui t'attend. Certes. Un dernier détail. J’examine l’espace qu’il y a entre le jogging et ma hanche quand il est détendu. Ca va être pile poil. Je rassemble mes affairres et ressort.

-J’suis prête pour entrer dans l’équipe de basket non? Ou pour faire du rap.

Et me voilà à imiter ces pimbêches qui se croient plus fortes que tout le monde avec leur accent brutal. Tu deviens ridicule Hikaru. C’est alors que je sens le jogging glisser sur mes hanches. Je le rattrape de justesse avant qu’il finisse sur mes chevilles. La classe, vraiment. Pas de lacet. Ah non, c’est pas cool ça!

-Euh… Tu crois que c’est vraiment la peine que je le garde?

Je demande avec un sourire des plus gênés. Il ne me semblait pas avoir maigri, bien au contraire. Pour ça la France c’est loin d’être bien. Bref. Le T-shirt est bien assez long pour couvrir ce qu’il faut, au pire je dévoilerai mes gambettes. De toute façon elles l’étaient déjà durant la soirée. Peut-être pas autant mais on fait comme on peut!
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 2 Jan - 18:06

Alors comme ça elle se demandait s’il avait l’intention de passer en équipe olympique de Basket après le lycée. Il était vrai qu’il y avait plusieurs fois songé à faire du Basket sa voie professionnelle, mais ce serait courir le risque de couper définitivement les ponts avec sa famille. Il n’avait pas de bons rapports avec ses parents mais il ne savait pas non plus s’il était prêt à considérer qu’ils n’existaient plus à ses yeux. C’étaient ses parents après tout, aussi égoïstes et désagréables soient-ils. Ils n’avaient pas commis de meurtre ou enlevé des gens, quoique, que savait-il des affaires personnelles de son paternel, lui qui niait tout en bloc et refusait catégoriquement de finir les fesses vissées dans un moelleux fauteuil à décider du sort de son empire et de ses employés. Peut-être était-il lié à des Yakuzas et il aurait une bonne surprise s’il acceptait de reprendre les rênes de l’entreprise familiale une fois papa Anzai prêt pour la retraite ? Ahah, la bonne blague, il avait trop vu My Boss My Hero le KenKen. Bref. « Je ne sais pas encore ce que je vais faire plus tard. Mais c’est vrai que ça me plairait beaucoup de pouvoir faire du Basket mon métier ! » Qui vivra verra, comme dit le proverbe.
Ken avait fait une allusion taquine sur les choses compromettantes qu’Hikaru aurait pu trouver dans sa chambre en son absence. Il savait très bien qu’il n’avait rien à cacher, surtout avec ces fouineurs de domestiques qui venaient nettoyer sa chambre de fond en comble au quotidien et n’hésiteraient pas à rapporter leurs trouvailles à la mère Anzai. Mais l’humour était la marque de fabrique de Ken et donc il se devait de faire des petites plaisanteries à tout va. Hikaru lui demanda alors s’il était possible d’en trouver. Avec un sourire amusé, il répondit dans le vague un léger : « qui sait … ahah. » Paye ton suspens, comme si un mec comme Ken pouvait dissimuler des préservatifs ou des magazines pornographiques. Les seuls magazines qu’il possédait parlaient des nouveautés people pour passer le temps ou de l’actualité du Basket, si peu évoquée au Japon contrairement au Baseball.

Par la suite, le jeune homme avait indiqué la porte de la salle de bains à sa petite amie afin qu’elle puisse enfin se mettre à l’aise après cette longue soirée, forte en émotions. Il lui avait aussi prêté des vêtements propres et amples pour se changer, ce serait toujours mieux que sa robe. Et jamais il n’aurait osé lui proposer de dormir en sous-vêtements, ou alors il aurait directement changé de pièce avant qu’elle ne voie l’état de rougissement de ses joues. Qu’importe, il lui avait passé le tout et Hikaru s’était donc éclipsée dans la salle de bains. Pendant ce temps, Ken retourna vers son armoire histoire de se trouver un T-shirt et un short large pour dormir. Faisant partie de cette catégorie de personnes dormant en caleçon la nuit, il était cependant totalement hors de question pour lui de se pavaner à moitié à poil devant la jeune fille pour leur première soirée passée ensembles. Surtout que les sous-vêtements et leur capacité moulante …. Enfin passons.
Une fois des vêtements pas trop serrés –il ne les supportait pas- pour dormir dénichés, Ken s’empressa de se changer histoire qu’il ne se retrouve pas nu comme un ver au moment où Hikaru sortirait de la salle de bains, faute de synchronisation. Par chance, lorsqu’elle sortit de la pièce, il était déjà changé, et feuilletait l’un de ses magazines qu’il posa sur la table de nuit quand il l’aperçut. Il retint un rire en voyant la tenue, mais se lâcha avec le commentaire qu’elle sortir pour illustrer son allure générale. « Ahah, je t’apprendrai à lancer un panier alors ! » dit-il en riant.
Puis le jogging commença à glisser et Hikaru le rattrapa juste à temps. Ken se mit à rougir légèrement. Un peu plus et l’accident arrivait ! La jeune fille lui demanda alors si c’était vraiment nécessaire de garder ce jogging. Vu la longueur du T-shirt qu’il lui avait prêté –il lui allait déjà grand à lui-, cela devrait aller. Mais bon, il ne garantissait pas de ne pas avoir le regard qui flanche vers ses jambes après. Il restait un garçon, aussi gentil et courtois soit-il. « Si t’as pas froid, comme tu veux. C’est vrai que le jogging est un peu grand, et j’ai cassé l’élastique … ahaha. » Mais quel bouffon ce Ken. C’était inutile de le préciser, ça se voyait qu’il était tout détendu !

Enfin bref, maintenant ils allaient pouvoir se reposer. Mais soudainement, alors que le jeune homme s’était martelé le cerveau avec des « tu la laisses dormir dans ta chambre, et toi tu files ailleurs ! », il avait plutôt envie de pouvoir dormir avec elle. Oh il serait sage, gentil garçon, il ne l’agresserait pas sauvagement pendant la nuit. Mais voilà, quitte à l’avoir invitée chez lui, pourquoi faire « chambre à part » ? au pire il dormait par terre hein ! Mais voilà, sa grande timidité caractéristique reprenait le dessus et voilà qu’il n’osait rien dire, le bougre. « Bon eh bien, je vais te laisser dormir ici, je vais aller dormir dans la pièce d’à côté, elle est toujours libre. Euh, bonne nuit … » Sacré Ken qui n’a aucune confiance en lui.
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend [Pv Anzai]   Mer 2 Jan - 20:09

Ken m'explique qu'il ne sait pas encore ce qu'il voudrait faire, mais le basket lui plairait bien comme métier. Et il n'est pas le seul à ramer dans son choix. Tellement de possibilités et d'envies... Comment se décider? C'est la même question que je me pose à chaque fois qu'on me demande dans quelle branche je voudrais m'orienter. Si seulement j'en avais la moindre idée. Deux options s'offrent à moi et sont chacune très alléchantes. Tenter de devenir violoniste professionnelle ou faire un truc du genre commerce ou traduction pour faire le tour du monde? Le salaire à la fin reste à peu près équivalent si ça marche et monter en grade est aussi difficile. Et le pire dans tout ça c'est qu'on a beau demander de l'aide, personne ne sait nous aiguiller. C'est horrible la fin du lycée, sérieusement. Bref.

-Je t'imagine bien tiens. Dans un immense stade harcelé par les groupies et les cheerleaders.

Un peu comme aujourd'hui en fait. Je sourie, amusée. Qu'elles essaient d'approcher tiens. Je vais me mettre au karaté juste pour repousser ces tas d'hormones ambulants. Tu le touches, je te bouffe. Le deal est simple comme bonjour. Enfin je dis ça mais je ne serais jamais capable de dire quoi que ce soit. Peut-être juste de faire la gueule à Ken parce que ce sera le seul moyen que j'aurai trouver pour exprimer mon désarroi. Alors que le pauvre n'y serait pour rien. Pourvu que ça n'arrive pas.

Après avoir récupérer la trousse de toilette est des vêtements prêtés par Ken, je vais me changer dans la salle de bain de mes rêves. Je vais revenir juste pour la baignoire, prends note Kenken. Après avoir fait mon petit bordel, je ressors et fait une remarque sur mon allure peu commune. Basket, rap... C'est large de toute façon. Ca fait rire le jeune homme qui lisait un magazine en attendant. Il me réponds qu'il m'apprendra à faire un panier.

-J'espère que t'es patient parce que je sais pas viser.

Il l'a peut-être déjà remarqué en cours. De toute façon me mettre un ballon entre les mains est un acte suicidaire. Je m'en sors mieux avec des couteaux de cuisine, c'est pour dire. Je suis un cas désespéré bonjour. A force de faire n'importe quoi, le jogging commence à glisser doucement sur mes hanches et je le rattrape de justesse avant de me retrouver les fesses à l'air. Bah Hikaru, qu'est ce qu'il se passe? On se dépoile comme ça, genre c'est la fête? La honte. Rouge comme une pivoine et ne sachant plus où me mettre, la seule chose que je trouve à dire est de savoir si ça vaut la peine que je garde le vêtement sur moi ou pas. La panique n'est vraiment pas l'ami des timides, et Ken répond lui aussi visiblement gêné que tant que je n'ai pas froid, c'est comme je veux.

-Euh... Ca te dérange vraiment pas si je l'enlève?

Dis donc Hikaru? On fait du zèle? Cas de force majeure, ok. Je pose mes vêtements et la trousse de toilette sur le bureau, toujours en retenant le jogging. Sauf que dès que je le lâche... pouf! Direct sur les chevilles. Je crois que je n'ai pas le choix. Je l'enlève, toujours les joues rouges, et le pose avec le reste de mes affaires. Heureusement que le T-shirt descend jusque mi-cuisse... Je vais me rasseoir à côté lui, priant pour ne pas passer pour une aguicheuse. Ken m'annonce qu'il me laisse dormir dans sa chambre et qu'il sera à côté. Un instant la pièce me paraît immense pour une seule personne. J'ai pas peur du noir... Mais je déteste être seule dans un endroit que je ne connais pas. Et puis là, c'est différent pas vrai?

-Ne... Tu veux pas rester avec moi?

Petite voix avec une pointe de tristesse et moue suppliante. Sous entendu: RESTE!!! Me connaissant, je vais encore ressasser une tonne de truc et m'endormir le lendemain à 6 heures. Alors que dans ses bras... Bah c'est dix mille fois mieux. Je pose une main sur la sienne avant qu'il ne se lève, les yeux brillant.
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